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Mobiliscope : https://mobiliscope.cnrs.fr

MOBILISCOPE : cartographier heure par heure la composition sociale d'un quartier

4 min
À retrouver dans l'émission

Un nouvel outil pour les chercheurs et les acteurs publics et autres actualités scientifiques

Mobiliscope : https://mobiliscope.cnrs.fr
Mobiliscope : https://mobiliscope.cnrs.fr Crédits : CNRS

Hier soir, le CNRS a lancé la plateforme MOBILISCOPE, un nouvel outil qui permet de cartographier la composition sociale d’un quartier d’une ville à toute heure de la journée.  

Un quartier est-il plus fréquenté par des cols blancs ou par des cols bleus ? Par des femmes ou par des hommes ? Quels sont leur mode de transports ? Grâce au MOBILISCOPE, un outil en ligne de géo-visualisation, on peut désormais observer, heure par heure, la composition sociale d’un territoire et son évolution au cours de la journée. L’outil couvre 49 agglomérations, soit un tiers des communes de France et 65% de la population. Pour sa conception, les géographes et géo-mathématiciens du CNRS se sont appuyés sur de vastes enquêtes publiques sur les déplacements de 792.000 personnes. Sur cette plateforme, on peut par exemple observer des inégalités spatiales entre les femmes et les hommes, ou comment certaines zones deviennent, selon les heures, majoritairement masculines ou exclusivement féminines. On peut aussi suivre la ségrégation sociale, des phénomènes de gentrification ou de paupérisation, ou encore comment les classes les plus riches (ou les plus défavorisées) sont celles qui se déplacent le moins sur les territoires. Ce nouvel outil précieux pour les chercheurs, pour les acteurs publics ou pour les curieux, est gratuit et disponible en ligne. 

CoVid-19 : pas de retour à la vie normale avant septembre

Selon la dernière modélisation de l’épidémie de CoVid-19 de l’Institut Pasteur, il n’y aura pas de retour à la vie normale en septembre. Selon les chercheurs de Pasteur, en septembre, on peut s’attendre à ce que 25 % à 35 % des Français aient été infectés par le SARS-CoV-2 seulement, ce qui est très en dessous de l’immunité collective. Pour relâcher totalement les mesures de restriction, sans dépasser le seuil critique des plus de 1.000 admissions par jour à l’hôpital, il faudrait que 90 % des plus de 65 ans et 70 % des 18-64 ans soient vaccinés. Or, selon les données de Santé Publique France, les intentions de vaccination sont de 79% pour les plus de 65 ans et de 36% pour les 18-24 ans. En d’autres termes, le retour à la vie d’avant et l’assouplissement des mesures dépondront du rythme de la campagne de vaccination.   

Le comportement étrange des muons déroute les physiciens 

Selon une étude parue hier dans la revue Physical Review Letters, le comportement étrange des muons suggère l'existence d’une nouvelle physique des particules. Le débat autour des muons est ouvert. Le muon est une particule cousine des électrons et comme toute particule chargée électriquement, un muon tourne lorsqu’il est placé dans un champ magnétique. Sa fréquence de rotation est prédite avec grande précision par le modèle standard de la physique des particules. Or, lors d’une expérience internationale menée au FermiLab, les chercheurs ont observé que les muons tournaient légèrement plus vite que prévu. Selon ce papier, cette anomalie dans le comportement magnétique du muon suggère des lacunes dans le modèle standard mais pour le moment, il n’y a pas assez de données pour prouver qu’il existe de nouvelles forces ou de nouvelles particules au-delà du modèle standard de la physique.  

Le risque d'une pollution au pesticide à échelle mondiale

Enfin, selon une étude parue dans la revue Nature Geoscience, les deux tiers des terres agricoles mondiales sont menacées de pollution par pesticide. Pour cette modélisation, des chercheurs australiens se sont appuyés sur le taux d’utilisation de 92 molécules dans 168 pays. Selon eux, 64% des terres agricoles sont exposées au risque de pollution pesticide, dont 31 % considérées comme des zones à haut risque de contamination. Parmi elles, on retrouve la Chine, le Japon, la Malaisie et les Philippines, alors que certaines de ces régions sont considérées comme celles qui nourrissent une grande partie de la population mondiale. D’après ce papier, la surutilisation des pesticides risque à l’avenir de déstabiliser les écosystèmes et de dégrader durablement la qualité des sources d'eau.  

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