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Fertilité des femmes : des mécanismes moléculaires enfin mis au jour

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La découverte des mécanismes du cycle de fertilité des femmes, de l’adolescence à la ménopause, et autres actualités scientifiques.

Crédits : Universal Images Group Editorial - Getty

Dans une étude parue hier dans la revue Science, des chercheurs viennent d’identifier les mécanismes du cycle de fertilité des femmes, de l’adolescence à la ménopause. C’est une vrai énigme en phylogénétique, puisqu'il n’y a que trois espèces qui possèdent un cycle de fertilité qui s’interrompt bien avant la mort : l’humain, la baleine et l’éléphant. Il existe des théories évolutives à ce sujet, comme "la théorie de la grand-mère" selon laquelle les femmes cesseraient d’être fertiles pour aider les autres mères du groupe. Malgré cela, on ne sait toujours pas pourquoi la fécondité suit ce cycle. 

Les chercheurs de l’université de Copenhague ont analysé plus de 3.000 tissus ovariens de patientes âgées de 9 à 43 ans pour observer les mécanismes de division cellulaire. Ils ont découvert que les erreurs chromosomiques présentes dans les ovules façonnent ce cycle de fertilité. Ces erreurs agissent comme une « horloge moléculaire » : ainsi, les problèmes de ségrégation de chromosomes ne sont pas les mêmes selon les âges. 

Natacha Triou s'entretient avec Katja Wasmann, directrice de recherche CNRS à l'IPBS, elle dirige une équipe sur la biologie du développement des ovocytes chez les mammifères. 

En bref

  • Le lancement du Pasteurdon

La 13e édition du Pasteurdon a commencé hier et se poursuit jusqu’à dimanche. L’Institut Pasteur fait appel aux dons pour récolter des fonds pour la recherche contre le cancer et contre la résistance aux antibiotiques. L’an dernier, l’événement a récolté deux millions d’euros. Les dons représentent un tiers des ressources de l’Institut Pasteur.

  • La résilience des coraux

Selon une étude parue hier dans Science, les coraux morts peuvent revenir à la vie. Cette étude représente 16 ans d’observation des coraux du bassin méditerranéen. Les chercheurs espagnols ont découvert que sur les  243 colonies de coraux très affectés par le réchauffement des eaux, 38% d’entre eux ont développé des stratégies de survie. À première vue, ils semblent morts, mais en réalité, les minuscules polypes - les petites tentacules - se contractent profondément dans le squelette corallien et peuvent ensuite repousser. Cette étude sur la résilience de cette espèce menacée d’extinction est une bonne nouvelle, mais les auteurs rappellent que les vagues de chaleur dans les océans se produisent désormais presque tous les étés. 

  • La découverte d'un micro-invertébré éteint inclassable

Dans la revue Invertebrate Biology, un paléo-biologiste américain vient de découvrir une espèce éteinte de micro-invertébré. La créature était enfermée dans de l’ambre en République dominicaine. Elle a été baptisée Sialomorpho Dominicana et est surnommée « Mold Pig ». Elle a vécu il y a environ 30 millions d’années, lors du Paléogène. Elle dispose d’une tête flexible, de quatre paires de pattes et d’un exosquelette qui mue avec la croissance. Elle a la fois des caractéristiques de tardigrades et d’acariens, mais on ne peut la classer dans aucun de ces deux groupes. Pour la classification du vivant, c’est la découverte d’un nouvel embranchement phylogénétique.

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