LE DIRECT
.

Françoise Combes, médaille d'or 2020 du CNRS

7 min
À retrouver dans l'émission

L’astrophysicienne a reçu aujourd’hui la plus haute distinction scientifique française et autres actualités scientifiques.

.
. Crédits : PATRICK KOVARIK - AFP

Et on commence avec la médaille d’or du CNRS - qui a été remise aujourd’hui à Françoise Combes.  La plus haute distinction scientifique française revient à cette astrophycienne de renom, souvent invitée à la Méthode Scientifique. Elle travaille à l’Observatoire de Paris, elle est professeur au Collège de France et détient la chaire « Galaxies et cosmologie ». Egalement enseignante et chercheuse à l'ENS, elle est membre de l'Académie des sciences et présidente du Comité français des unions scientifiques internationales. Françoise Combes s’intéresse aux galaxies - comment elles vivent, comment elles meurent - et plus particulièrement, aux gaz moléculaires qui forment les étoiles. Pionnière de la chimie du milieu interstellaire : c’est un peu une chasseuse de molécules extragalactiques. Elle a mis au point de nouvelles techniques pour détecter des molécules très lointaines, qui se forment juste après le big- bang.  Mais c’est encore elle qui en parle le mieux :

Écouter
1 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Françoise Combes - 1

Ses travaux s’appuient à la fois sur des observations mais aussi sur des simulations numériques théoriques - c’est d’ailleurs elle qui dans les années 70  a l’idée - pendant sa thèse - de réaliser des simulations numériques, non pas en 2D mais en 3D, de façon plus réaliste. Ses recherches ont permis de déterminer la température du fond cosmologique. Ou encore de prouver qu’au sein des galaxies, la formation des étoiles est ralentie par les trous noirs supermassifs qui logent en leur centre. Sur la matière noire, elle est aussi l’une des grandes expertes françaises. Depuis la création de la médaille d’or du CNRS en 1954, elle n’est que la cinquième femme à recevoir ce prix. Et à ce sujet, elle a un message à passer aux jeunes générations de chercheuses.

Écouter
31 sec
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Françoise Combes - 2

Deux tiers de la faune sauvage a disparu en moins de 50 ans

« Planète Vivante » , le dernier rapport de WWF sur la biodiversité est sorti aujourd’hui. Ce rapport est basé sur l'étude de 4 000 espèces. Il est publié tous les deux ans, et ces résultats sont toujours plus alarmants. Entre 1970 et 2016, les populations d’animaux sauvages ont chuté de 68%. Deux tiers de la faune sauvage ont disparu en moins de 50 ans ! En France par exemple, 60 % des moineaux ont disparu depuis 1980. Un tiers des surfaces du globe est utilisée pour l’agriculture. Le rapport dénonce la surexploitation de la planète. Pour inverser cette courbe, il faut un changement radical insiste l’ONG - qui propose des pistes d’action comme changer nos modes de production et de consommation, moins de pesticides, moins de gaspillage, plus de zones naturelles protégées mais aussi réduire drastiquement la consommation de viande, la surpêche, et la déforestation. 

Des micropuces auto-refroidissantes 

Une étude parue hier dans la revue Nature décrit une innovation technologique : des puces à refroidissement automatique. C’est peut-être le futur de l’informatique. Rappelons que les dissipateurs thermiques et que les ventilateurs - utilisés pour refroidir les micro puce des ordinateurs - consomment beaucoup d’énergie. De plus, ces dissipateurs de chaleur sont plus volumineux et plus lourds que les micropuces elles-mêmes, ce qui est un facteur limitant pour rendre ces appareils plus légers et plus compacts. Cette équipe suisse a créé un réseau microscopique refroidissant - intégré dans la micropuce elle-même. Les tests ont même montré qu’elle avait une puissance de refroidissement 50 fois plus élevée que les méthodes conventionnelles. Selon les auteurs, cette invention pourrait rendre les appareils électroniques plus compacts, donc plus efficaces, mais aussi plus économiques et plus écologiques. 

Le plus grand cimetière de mammouths au monde

Au Mexique, des chercheurs viennent de déterrer le plus grand site de fossiles de mammouths jamais découvert. Le chantier sur le nouvel aéroport international de Mexico a mis à jour un cimetière de mammouths. L’équipe de fouille a déjà déterré 200 squelettes. Ces ossements vieux de 10 000 à 25 000 ans sont en parfait état de conservation. Située sur le lit d’un ancien lac, la zone devait être un emplacement idéal pour la faune et la flore de l’époque. Mais La quantité d’ossements interroge les chercheurs. Deux hypothèses sont avancées : soit le lac devenait boueux en hiver et les mammifères y restaient accidentellement coincés, soit cette zone boueuse pouvait servir de piège à mammouth pour la chasse. Peut-être qu’Homo Sapiens a consommé plus de viande de mammouths qu’on ne le pense. 

Ce contenu fait partie de la sélection
Le Fil CultureUne sélection de l'actualité culturelle et des idées  Voir toute la sélection  
L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......