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Le mystère des "rayures de tigre" au pôle Sud d'Encelade, satellite de Saturne, aurait trouvé une explication.

Lune de Saturne : la fin d'une énigme ?

5 min
À retrouver dans l'émission

Le mystère des rayures de tigre au Pôle Sud d'Encelade (une lune de Saturne) enfin expliqué et autres actualités scientifiques.

Le mystère des "rayures de tigre" au pôle Sud d'Encelade, satellite de Saturne, aurait trouvé une explication.
Le mystère des "rayures de tigre" au pôle Sud d'Encelade, satellite de Saturne, aurait trouvé une explication.

Les "rayures de tigre" d'Encelade enfin expliquées ?

On en sait plus sur Damas, Le Caire, Bagdad et Alexandrie, mais ce n’est pas de villes dont on parle ici. Il s’agit en effet du nom donné aux quatre mystérieuses rayures dites "de tigre" présentes au pôle Sud d’Encelade, la célèbre lune glacée de Saturne. Ces fissures expulsent un panache de gaz et de poussière jusqu’à 400 km au-dessus de la surface d’Encelade. Observées pour la première fois en 2005 par la mission Cassini-Huyghens, on ignore toujours la cause de leur formation. 

Une prépublication parue sur le site arXiv et menée par Douglas Hemingway de la Carnegie Institution for Science à Washington propose pour la première fois une théorie qui donnerait des explications plausibles à la création et à l’activité débordante de ces fissures à la surface du satellite. 

Athéna Coustenis est directrice de recherche CNRS au Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (LESIA) à l’Observatoire de Paris. Elle a participé à la mission Cassini-Huyghens.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Athéna Coustenis

Femmes chimistes : le fossé des genres dans les revues spécialisées

Les femmes chimistes ont moins de chance d’être publiées dans des revues spécialisées à comité de lecture que leurs collègues hommes. Une analyse de plus de 700 000 études proposées à la Royal Society of Chemistry pour publication révèle ce fossé des genres. La société savante britannique a passé au crible tous les noms d’auteurs qui ont soumis des papiers entre janvier 2014 et juillet 2018. Résultat : 36% des auteurs étaient des femmes mais seulement 23% des papiers acceptés étaient rédigés par des femmes. Le rapport soulève un problème supplémentaire : les articles rédigés par des femmes sont moins cités en moyenne que ceux écrits par des hommes. 

Un polymère biocompatible pour lutter contre la malnutrition

Des polymères pourraient permettre de combattre la malnutrition. C’est ce que laissent espérer des travaux de recherche d’une équipe du MIT qui a mis au point un polymère biocompatible dont le revêtement empêche la dégradation de onze nutriments, dont la vitamine A, ou le fer, lors de la cuisson ou au moment du stockage des aliments. Les chercheurs ont par ailleurs prouvé l’innocuité pour l’organisme de ce polymère. Baptisé BMC, il pourrait permettre d’encapsuler jusqu’à 4 micronutriments à la fois.  On rappelle que chaque année, ce sont 2 millions d’enfants qui meurent à cause de carences en vitamines et en minéraux, lesquelles provoquent pour un très grand nombre d’autres personnes la perte de la vue, des maladies invalidantes ou encore des malformations à la naissance. Il semblerait donc que ce soit là un nano-espoir pour enrayer cette mécanique.

On a retrouvé le plus vieux dinosaure carnivore 

On a retrouvé le plus ancien dinosaure carnivore au Brésil. Il répond au doux nom de Gnathovorax Cabreirai, une espèce du genre Herrerasaurus, âgée de 233 millions d’années qui a été découverte à Rio Grande, au sud du Brésil. Grâce au squelette presque complet et en très bon état qui a été découvert,  notamment grâce aux dents recourbées et aux griffes acérées comme des lames, les chercheurs brésiliens auteurs de la découverte ont pu établir qu’il s’agissait d’un prédateur hors pair ; et ce à une époque où très peu de grands carnassiers existaient. Côté mensurations : 3 mètres de longueur et un peu moins d’une tonne d’affection pure. 

Ultima Thulé : changement d'identité

Ultima Thulé, le plus lointain objet survolé par l’humanité dans la ceinture de Kuiper vient d’être rebaptisé. Ne l’appelez plus Ultima Thulé, mais Arrokoth. L’astéroïde 2014 MU 69 a été survolé par la sonde New Horizons le 1er janvier 2019 et baptisé par la NASA Ultima Thulé en référence au nom antique donné par l’explorateur grec Pythéas à la dernière île de l’archipel britannique. Problème, les Nazis s’étaient également emparés de ce nom pour désigner dans leur propagande le lieu d’origine des aryens. Arrokoth, le nouveau nom d’Ultima Thulé, signifie « ciel » dans la langue de la tribu amérindienne Powhatan.  

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  • directrice de recherche CNRS au Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (LESIA) à l’Observatoire de Paris
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