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Il n’y aurait jamais eu d’océan sur Vénus

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À retrouver dans l'émission

Les résultats d’une modélisation climatique de la jeune planète tellurique, et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : NASA - Getty

Selon une étude parue le 13 octobre 2021 dans la revue "Nature", il n’y aurait jamais eu d’océan sur la planète Vénus. Pas d’océan, ni de pluie : telles sont les conclusions de l'étude de cette équipe internationale. On sait qu’il y a eu de l’eau sur Mars, mais pour Vénus nous n’en n’avions aucune certitude… Pour cette étude théorique, les chercheurs ont modélisé l’atmosphère d’une jeune Vénus, juste après sa formation, il y a 4,5 milliards d’années. Pour comprendre le climat de cette planète tellurique, ils ont appliqué un modèle climatique connu pour l’étude terrestre : le modèle LMDZ, déjà utilisé pour les études du GIEC pour comprendre le réchauffement climatique. En prenant en compte l’atmosphère primitive de Vénus, c’est-à-dire une atmosphère très dense de dioxyde de carbone et de vapeur d’eau assez chaude, ils ont essayé de voir si cette atmosphère pouvait se refroidir pour qu’il puisse y avoir des pluies et donc de la formation d’eau à la surface de la planète.

Jeremy Leconte,chargé de recherche CNRS au laboratoire d'astrophysique de Bordeaux, est le co-auteur de cette étude : "Non, les océans ne peuvent pas se former sur la jeune Vénus, parce que dans cette atmosphère primitive de la planète, les nuages ne se forment pas du côté jour de la planète, mais du côté nuit, donc ils ne peuvent pas réfléchir la lumière du Soleil et ils ne protègent donc pas l’atmosphère du chauffage du Soleil. Au contraire, ils créent une sorte de bouclier thermique côté nuit, qui fait que l’atmosphère n’arrive pas à se refroidir et c’est pour ça qu’il n’y a pas de condensation et que l’on n'arrive pas à former des océans." 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Jeremy Leconte

AVC : les femmes sont sous-représentées dans les études cliniques

Encore une nouvelle étude sur les disparités de genre en médecine : selon des travaux parus mercredi 13 octobre dans la revue « Neurology », les femmes restent sous-représentées dans les essais cliniques pour les traitements de l’AVC. Une équipe australienne a mené une méta-analyse de 280 études du monde entier sur des essais cliniques avec plus de 600.000 personnes. Les chercheurs ont comparé le nombre de femmes impliquées dans chaque étude, avec le taux réel de femmes frappées par un AVC, dans la région où a été menée l’étude. Alors qu’elles sont presque aussi touchées que les hommes par des attaques cérébrales dans le monde (elles représentent d'ailleurs 48% des cas d’AVC) les femmes sont sous-recrutées dans ces essais. En moyenne, on compte 40% de participantes contre 60% de participants. En Asie, elles ne sont représentées qu’à 30%. Cette sous-représentation est un problème récurrent dans la recherche clinique, d’autant que l’on sait que les hommes et les femmes ne réagissent pas pareil aux infarctus cérébraux.

Les sommets des Alpes verdissent 

Selon une étude parue dans la revue « Global Change Biology », les sommets des Alpes verdissent : voici une autre conséquence du réchauffement climatique. Une équipe internationale, composée notamment de chercheurs du CNRS, a étudié des images satellitaires à haute résolution de la chaine des Alpes, de 2000 à 2020. On observe une dynamique de colonisation des arbustes et des arbres sur ces monts, même à haute altitude. Sur certains massifs alpins, comme le Mercantour, le phénomène est très rapide. Les chercheurs parlent de greening hotspots : des points chauds de verdissement. L’augmentation globale des températures en montagne favorise la croissance des plantes. 

Les voyages dans l’espace pourraient créer des lésions cérébrales

On connait encore mal les effets des vols spatiaux sur la physiologie humaine. Selon une étude parue dans la revue « JAMA Neurology », les voyages dans l’espace pourraient créer des lésions cérébrales. Une équipe internationale a analysé des échantillons sanguins de 5 cosmonautes russes, avant et après leur séjour de 169 jours à bord de l’ISS. Après leur retour sur Terre, les chercheurs ont repéré plusieurs biomarqueurs sanguins, à des niveaux élevés, qui peuvent indiquer des lésions cérébrales et un type de neurodégénérescence. Ils ont notamment observé l'augmentation des niveaux de protéines bêta-amyloïdes, impliquées dans la maladie d’Alzheimer. Ils n’ont pas déterminé les causes de ces dommages mais selon eux, ces indices sont à creuser avant que les voyages spatiaux ne deviennent plus fréquents.

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