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Bételgeuse : lumière sur le mystère de son assombrissement

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À retrouver dans l'émission

Une énigme officiellement résolue ; et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : imagenavi - Getty

Une étude parue hier dans la revue Nature lève le mystère de la baisse de luminosité de Bételgeuse, l’une des étoiles les plus brillantes du ciel. En 2019, cette supergéante rouge a subitement perdu 65 % de sa luminosité. Cela pourrait être considéré comme banal car c’est une variable semi régulière (c’est-à-dire que sa luminosité change), mais voilà bien 200 ans qu’on l’observe et nous ne l’avions jamais vue atteindre une luminosité si faible. On a même parler du Great Dimming, le Grand Assombrissement. D'autres y ont vu des signes avant-coureurs d’une explosion en supernova. On n’expliquait pas du tout ce phénomène. Un duo de chercheurs vient de percer le mystère. Grâce à l’instrument Sphère installé sur le VLT au Chili (l’un des meilleurs instruments au monde pour visualiser des détails), on a pu voir la surface de l’étoile en imagerie directe, sans interférométrie. Les chercheurs ont découvert que la moitié sud de l’étoile était 10 fois moins lumineuse que la partie nord.

Entretien avec Miguel Montargès, premier auteur de cette étude. Il est post-doctorant à l’Observatoire de Paris dans le laboratoire LESIA. Il étudie Bételgeuse depuis 10 ans. 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Miguel Montargès

La vaccination contre le CoVid-19 à travers le monde

On continue dans ce journal de suivre l’actualité du CoVid-19 et de la vaccination à travers le monde : la Chine s’apprête à vacciner les enfants dès l’âge de 3 ans. La Chine, qui applique la politique du Zéro Covid, est en train de battre des records de vaccination avec, depuis avril, 223 millions de personnes complètement vaccinées. Selon les laboratoires Sinovac et Sinopharm qui produisent des vaccins chinois, et d’après leurs études cliniques de phase I et II, la vaccination des petits serait sûre. A ce rythme, la Chine espère vacciner au moins 70% de sa population d'ici la fin de l'année, soit environ un milliard d'habitants. Par ailleurs, l’Inde fait face à une pénurie de dose et peine à trouver 5 milliards d’euros pour financer la vaccination de la totalité des adultes, soit 940 millions de personnes. Aujourd’hui, seuls 3,5 % de la population indienne est vaccinée. 

La plupart des rivières et ruisseaux s'assèchent chaque année

Selon une étude parue hier dans la revue Nature, la plupart des rivières et ruisseaux s'assèchent chaque année. Des chercheurs canadiens on réuni les données de 5.600 stations de mesure du débit des rivières dans le monde. Par apprentissage automatique, ils ont pu prédire la probabilité de l’asséchement du réseau fluvial mondial. Sur les 64 millions de kilomètres de rivières et de ruisseaux cartographiés, l’eau cesse périodiquement de couleur dans 60 % des rivières, au moins une fois par an. Ce qui signifie que sur Terre, les rivières non-pérennes sont la règle plutôt que l'exception. Ces changements des débits des ruisseaux menacent la biodiversité mais aussi les sociétés humaines. D’après les auteurs, avec le réchauffement climatique et sans une meilleure gestion de l’eau, le problème de l’asséchement des rivières risque de s’aggraver.

Un outil pour traquer les faux articles scientifiques

Enfin, selon une étude parue dans The Journal of the Association for Information Science and Technology, une équipe française a créé un outil pour débusquer les faux articles scientifiques. Sur le web, il existe des générateurs de texte automatique, tel que le logiciel Scigen, qui produisent de fausses études, tout en charabia. On retrouve parfois ces papiers dans la littérature scientifique, ce qui permet à leurs auteurs de gonfler leurs CV et leur nombre de citations. Pour débusquer ces articles bidons, deux Français ont créé l’outil "SciDetect", un logiciel gratuit qui repère des phrases grammaticales clés, typiques de ces générateurs de texte. Ils ont ainsi déniché 243 articles absurdes, publiés entre 2008 et 2020, parfois même dans des revues prestigieuses. Néanmoins, cette inconduite scientifique reste très rare -: on compte environ 75 articles bidons sur un million. Toutefois, cette pratique est symptomatique de la culture du « publier ou périr » et des pressions exercées sur les chercheurs. 

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