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Quelles sont aujourd'hui les priorités pour endiguer le coronavirus chinois ?

Virus en Chine : comment endiguer la propagation ?

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Quelles sont les priorités pour endiguer la propagation du virus chinois ? et autres actualités scientifiques

Quelles sont aujourd'hui les priorités pour endiguer le coronavirus chinois ?
Quelles sont aujourd'hui les priorités pour endiguer le coronavirus chinois ? Crédits : NICOLAS ASFOURI / AFP - AFP

Le virus chinois, baptisé 2019-nCov, qui a déjà fait 26 morts et infecté plus de 1000 personnes, appartient à la famille des coronavirus comme le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui avait fait plus 650 morts en 2003 en Chine. Alors que plusieurs autres cas de ce coronavirus ont été détectés en Asie du Sud-Est et un aux Etats-Unis, l’Organisation mondiale de la santé n’a pas encore rendu sa décision sur la déclaration ou non de l’urgence de santé mondiale. Alors que les scientifiques chinois commencent à soupçonner une espèce de serpent d’être l’animal réservoir du virus, les autorités chinoises prennent des mesures de sécurité.

Après la ville de Wuhan, foyer primaire du virus où vivent plus de 11 millions d’habitants, les villes de Huanggang (7 millions d’habitants) et Ezhou (plus d’un million d’habitants) ont également été placées en quarantaine. Plusieurs des plus grandes villes chinoises dont Pékin, Hong Kong ou Macao ont quant à elles annulé les célébrations du nouvel an chinois samedi 25 janvier pour empêcher une propagation du virus. 

De quels moyens dispose-t-on pour endiguer la propagation d’un tel virus ? Quelles sont les priorités des scientifiques pour en limiter les effets ?

Jean-Claude Manuguerra est virologue et responsable de la cellule d'intervention biologique d'urgence à l'Institut Pasteur.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Jean Claude Manuguerra : virus chinois

Les champignons, plus vieux qu’on ne le pensait

Selon une étude parue dans la revue Science advances, les champignons seraient apparus sur Terre plus tôt que ce que l’on pensait. L’étude menée par une équipe de l’Université libre de Bruxelles date cette apparition entre 715 et 800 millions d’années. C’est 300 millions d’années plus tôt que les estimations avancées jusqu’alors. L’étude s’est portée sur des mycélium (des réseaux de filaments interconnectés microscopiques) découverts dans des roches anciennes provenant de la République démocratique du Congo. A partir de l’analyse moléculaire de ces restes, les chercheurs ont pu détecter des résidus de chtinine, un composé très résistant de la paroi des champignons et qui est propre à ce groupe. Selon les responsables de l’étude, cette découverte invite à « revoir la chronologie de l’évolution des organismes sur Terre »  mais ce n’est pas tout : les chercheurs avancent également que la présence de champignons dans ces roches situées à l’interface entre zones terrestre et aquatique ferait des champignons des partenaires importants des premières plantes à avoir coloniser la surface terrestre il y a environ 500 millions d’années. 

Altaïr, une étoile à la rotation extrême

On a enfin réussi à modéliser l’étoile Altaïr ! Cette étoile, située à 17 années lumière de la Terre et qui fait partie de la constellation de l’aigle, intrigue depuis longtemps les astronomes en raison de sa très grande vitesse de rotation - plus de 100 fois supérieure à celle du Soleil – qui fait que le rayon polaire de l’étoile est 20% plus petit que son rayon équatorial. En raison de cet aplatissement centrifuge, la modélisation d’Altaïr était impossible suivant les approches classiques de la physique stellaire qui utilisent comme norme la symétrie sphérique. Des chercheurs ont donc décidé d’utiliser deux dimensions d’espace pour modéliser Altaïr. Les résultats de cette modélisation présentés dans la revue Astrophysics and Astronomy ont permis d’évaluer la masse d’Altaïr - 1,86 fois celle du Soleil - et de donner un coup de jeune à l’étoile. Alors que les modèles sphériques lui donnaient un milliard d’années, ce nouveau modèle estime l’âge d’Altaïr à 100 millions d’années. Une jeunesse retrouvée qui aura des conséquences sur notre compréhension de la formation des étoiles dans le proche voisinage du Soleil. On peut souligner également le fait que cette modélisation va nous permettre de mieux comprendre la formation des étoiles massives qui sont les principales fabricantes de métaux dans l’univers. 

Les Néandertaliens n'avaient pas peur des volcans

Nos ancêtres néandertaliens escaladaient des volcans peu de temps après leur éruption. C’est ce qu’ont révélé des empreintes de pas  préservées dans la cendre volcanique non loin du volcan de Roccamonfina dans le sud de l’Italie, un volcan actif entre 385 000 et 325 000 ans, donc avant la naissance d’homo sapiens. En 2003, des chercheurs de l’université de Padoue ont trouvé 56 empreintes de pas, un nombre qui vient de se porter à 81 selon l’étude récente parue dans le Journal of Quaternary Science. 

La majorité de ces empreintes sont en direction de la descente, mais parmi les nouvelles découvertes, certaines vont dans le sens de la montée et ce juste après une violente éruption ayant provoqué un écoulement pyroclastique. On ignore les raisons précises pour lesquelles ces humains préhistoriques arpentaient les flancs du volcan. La découverte d’outils taillés sur le site suggère que le volcan aurait pu être une source pour la production lithique. Par ailleurs, l’analyse détaillée de la forme de ces empreintes marque une certaine parenté avec celles retrouvées en Espagne sur le site de la Sima de los Huesos ce qui signifierait que les empreintes de ces pas appartiennent à des Néandertaliens.

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