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Illustration de Vénus

La planète Terre a eu une atmosphère épaisse et toxique comme celle de Vénus

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Comment la Terre a évité de peu le destin de Vénus ; et autres actualités scientifiques.

Illustration de Vénus
Illustration de Vénus Crédits : Science Photo Library - Getty

La Terre n’a pas toujours été une planète hospitalière. Selon une étude parue hier dans Science Advances à ses débuts, la planète Terre a eu une atmosphère épaisse et toxique comme celle de Vénus. À partir de différences expériences en laboratoire, une équipe internationale a modélisé son atmosphère primitive. À ses débuts, en pleine croissance, la Terre aurait été impactée par un corps de la taille de Mars. Cette collision aurait crée la Lune, et aurait laissé la Terre recouverte de roches en fusion, ce que l’on appelle « l’océan magma ». Selon les chercheurs, l’équilibre chimique de l'océan de magma qui recouvrait la planète aurait laissé échapper de l’hydrogène, du carbone, de l’oxygène et de l’azote ; soit une atmosphère épaisse et toxique, un peu comme celle de Vénus aujourd’hui. Lorsque l'océan de magma s'est finalement refroidi, il est devenu le manteau terrestre, et la vapeur d'eau s’est condensée pour former une atmosphère vivable. Comme la Terre est plus grande que Mars, qu’il y a donc suffisamment de gravité pour retenir son atmosphère, et comme elle est moins proche du soleil que Vénus, cela a permis à l'eau liquide de rester à sa surface. La Terre a donc évité de peu le destin de Vénus.

Une tribune pour une nouvelle délibération de la LPPR

Dans le journal Le Monde, un collectif de 4 600 chercheurs ont signé une tribune pour dénoncer la LPPR (la Loi de Programmation Pluriannuel de la Recherche). Ce collectif appelle le Président de la République à faire une nouvelle délibération de cette loi. Cela est possible grâce à l’article 10, alinéa 2 de la Constitution. Les signataires parlent d’une réforme indigne, tant sur le fond que sur la façon dont elle a été adoptée. Ils rappellent qu’il n’y a pas eu de véritables débats démocratiques ni de dialogues autour de ce projet. De plus, deux amendements de cette loi, l’un qui écarte le CNU, qui garantit un système de recrutement indépendant des chercheurs ; et l’autre qui criminalise les mouvements sociaux dans les universités ; ces deux amendements ont été passés à la dernière minute, sans aucune concertation, ni débat parlementaire.

La découverte d'un immense réservoir d’eau douce

Selon une étude parue hier dans Science Advances, il y aurait un immense réservoir d’eau douce au large de Hawaï. Une équipe hawaïenne a mis au point une nouvelle technique d’imagerie capable de  découvrir de nouvelle source d’eau, sans passer par le forage. A l’arrière d’un bateau, une antenne de 40 mètres de long a été remorquée pour générer un champ électromagnétique. Comme l’eau douce et l’eau de mer n’ont pas les même propriétés conductrices, les chercheurs ont ainsi pu repérer cet immense réservoir d’eau douce. Un réservoir souterrain qui contiendrait 3,5 kilomètres cubes d'eau soit à peu près 1,4 million de piscines olympiques. Cette découverte aura aussi des implications pour les îles volcaniques du monde entier.

L’oxygénothérapie hyperbare pour inverser le vieillissement cellulaire ? 

Et enfin, selon une étude parue dans la revue Aging, l’oxygénothérapie hyperbare pourrait inverser le vieillissement cellulaire. Le vieillissement cellulaire dépend, entre autres, de deux critères : la taille des télomères, qui sont aux extrémités des chromosomes et qui protègent le matériel génétique contenu à l’intérieur. Ces télomères rétrécissent avec l’âge. Et deuxième critère : la sénescence des cellules. Cette équipe israélienne a fait suivre à 35 personnes âgées de 64 ans, un traitement à l'oxygène hyperbare, tous les jours pendant 3 mois. Cela consiste à inhaler de l'oxygène sous haute pression. Les analyses sanguines (avant, pendant et après le traitement) montrent une baisse significative des cellules sénescentes et surtout, un allongement des télomères. Il s'agit peut-être d'une percée mais le vieillissement reste un processus biologique complexe dont on ne comprend pas encore tous les facteurs. On est donc encore loin du sérum de jeunesse éternelle.

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