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Un échantillon de glace de 2 millions d'années surprend les paléoclimatologues

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L'analyse du plus vieux échantillon de glace polaire et autres actualités scientifiques.

Crédits : TASS - Getty

De la glace polaire vieille de 2 millions d’années vient d'être analysée. L'étude de cet échantillon de glace signifie avoir un accès direct à l’air de l’époque emprisonné dans cette glace. Pour la première fois, on arrive à étudier de façon directe la concentration de dioxyde de carbone et de méthane, et à avoir des informations sur la température de l’atmosphère avant 800.000 ans, date de l'échantillon de glace le plus ancien jusqu'à présent. 

On sait que le climat varie avec des cycles glaciaires et interglaciaires. Sur les trois derniers millions d’années, ces cycles ont une périodicité de 100.000 ans, mais auparavant, la périodicité de ces cycles était de 40.000 ans. Cette période de transition - appelée transition mi-pléistocène - est encore mal comprise. 

Dans cette étude parue dans la revue Nature, l’analyse de cette "glace bleue" extraite en Antarctique surprend les paléoclimatologues car ces résultats contredisent quelques hypothèses. Interview avec Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de Recherche pour le Développement :

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Françoise Vimeux

L’extinction des insectes est plus importante qu’on ne le pensait

Selon une étude parue dans Nature, l’extinction des insectes est plus importante qu’on ne le pensait. Les écologistes de l’Université Technique de Munich ont mené une enquête sur plus de 2.700 espèces d’arthropodes - insectes, mille-pattes, araignées - dans 150 prairies et 140 forêts allemandes. Entre 2008 et 2017, en moins de 10 ans donc, le nombre d’insectes a chuté de 67 %. La biomasse, l’abondance et la diversité des espèces : tous ces facteurs sont en chute libre. En cause : l’intensification de l’agriculture, puisque les terres cultivées perturbent ou détruisent les habitats naturels. Les auteurs de l’étude craignent des effets en cascade catastrophiques.

La rougeole efface la mémoire immunitaire

Deux études - l’une dans Science et la seconde dans Science Immunology - montrent que le virus de la rougeole efface la mémoire immunitaire. Dans Science Immunology, une équipe internationale a mené des analyses sanguines sur près de 80 enfants, avant et après une épidémie de rougeole. Chez les enfants contaminés, après l’infection, on observe une perte massive de lymphocytes B, un type de globules blancs qui produit des anticorps spécifiques et qui les garde en mémoire. Les enfants contaminés perdent ainsi jusqu’à 72% de leur diversité en anticorps. Cette amnésie du système immunitaire expliquerait aussi pourquoi les complications médicales après une infection sont nombreuses. Les auteurs de ces deux études rappellent l’importance de la vaccination à ce virus.

La masse du boson de Higgs

Les physiciens du CERN viennent de réaliser la mesure la plus précise de la masse du boson de Higgs. Lors de sa première détection au CERN en 2012, sa masse était estimée entre 125 à 126 gigaélectronvolt (GeV). Ce chiffre a été affiné. Les physiciens se sont appuyés sur les observations de 2012 et sur celles de 2016, lorsque le Boson de Higgs a été observé en décomposition en deux photons. Selon l'équipe du CERN, le boson de Higgs a précisément une masse de 125,35 GeV. Mieux comprendre sa masse était décisif pour améliorer les futures mesures des accélérateurs de particules.

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