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Les premiers globules rouges synthétiques

5 min
À retrouver dans l'émission

La création in vitro de globules rouges artificiels et fonctionnels et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : Brand X Pictures - Getty

Dans une étude parue dans la revue ACS Nano, des bio-ingénieurs américains viennent de créer les premiers globules rouges synthétiques. Des globules rouges créés in vitro et fonctionnels : cela fait des années que l'on cherche à synthétiser l'ensemble de leurs propriétés. Cette équipe a donc réussi à recréer la taille d'un globule rouge, sa forme biconcave, sa flexibilité - il doit pouvoir se faufiler dans tout le système sanguin - mais aussi ses capacités de transport d'oxygène et sa durée de vie. Ces globules artificiels ont été testés in vivo sur des souris : après 4 semaines, on n'observe pas d'effets indésirables ni de rejets. Si nous sommes encore loin de  la production à grande échelle de sang artificiel, les perspectives thérapeutiques sont nombreuses.

Selon Chloé James - médecin chercheuse INSERM et professeure en hématologie au CHU de Bordeaux- on se rapproche un peu plus des thérapies basées sur des cellules sanguines artificielles.

Le port du masque et la distanciation physique sont bien efficaces pour freiner la propagation du virus

Une vaste étude parue dans The Lancet le confirme : le port du masque et la distanciation physique sont bien efficaces pour freiner la propagation du virus. Dans cette grande méta-analyse financée par l’OMS, une équipe canadienne a passé en revue 172 études, de 16 pays différents, sur 25.697 patients. Ce sont des études qui concernent aussi les transmissions chez d’autres coronavirus comme le MERS et le SARS-CoV. Selon ces résultats, avec un masque, les risques de contamination sont réduits de 85%, tout type de masque confondu. La distanciation physique a aussi un impact important : à plus d’un mètre de distance, la probabilité de transmettre le virus tombe à 2,6%.

Les niveaux de CO2 atmosphérique viennent d’atteindre un niveau record

Selon la Scripps Institution of Oceanography à San Diego, les niveaux de CO2 atmosphériques viennent d’atteindre un niveau record. Contrairement à ce que l’on pouvait croire, la quarantaine planétaire n’a pas eu d’effet sur la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. En mai, la quantité de CO2 dans l’air a atteint une moyenne supérieure à 417 ppm (parties par million), soit la plus forte valeur mensuelle jamais enregistrée. Depuis 6 ans, les concentrations mensuelles ne cessent d’augmenter. Certes, début avril, les émissions de gaz à effet de serre ont bien chuté de 17% mais, selon l’Institut américain, il faudrait des baisses plus importantes encore, et surtout plus longues pour enfin ralentir la croissance de la concentration atmosphériques de CO2.

Des anneaux autours de Mars? 

Selon une publication à paraître dans Astrophysical Journal Letters, Mars ressemblait peut-être à Saturne et aurait pu avoir des anneaux, il y a plusieurs milliards d’années. Cette hypothèse des anneaux temporaires martiens n’est pas nouvelle, mais des planétologues américains et français apportent un nouvel indice dans ce sens. Deimos - la plus petite Lune de Mars - orbite avec une légère inclinaison par rapport à l'équateur de la planète. D'après leurs simulations numériques, cette anomalie orbitale ne s’expliquerait que par les effets gravitationnels causés par un anneau planétaire. Selon leur modèle, pendant des milliards d'années, des générations de lunes martiennes ont été détruites en anneaux pour ensuite donner naissance à des lunes plus petites. Ce cycle pourrait se répéter plusieurs fois.

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