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H2O : une structure moléculaire plus étrange qu’on ne le pensait

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L'eau liquide semble avoir, non pas une, mais deux structures moléculaires distinctes ; et autres actualités scientifiques.

Crédits : Comstock Images - Getty

On pensait bien connaître H2O, une molécule simple composée de seulement deux atomes : deux d’hydrogène et un d’oxygène. Dans une étude parue dans Journal of the American Chemical Society, une équipe japonaise montre que la structure moléculaire de l'eau à l'état liquide est plus étrange qu’on ne le pensait. Elle montre que l’eau liquide présente deux structures moléculaires : une structure tétraédrique - c'est-à-dire que chaque molécule d'eau est liée à l'hydrogène en forme de tétraèdre - et une structure qui ne l'est pas. Pour cela, des échantillons d’eau ont été passés aux rayons X : la façon dont les longueurs d'onde diffusent les atomes dans les molécules du liquide est utilisée pour déduire la disposition de ces molécules. Les chercheurs ont examiné en particulier les pics de diffraction.

Entretien avec Mihail Barboiu, directeur de recherche CNRS à l’Institut européen des Membranes à Montpellier. Selon lui, cette découverte a de nombreuses implications, notamment en biochimie.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Mihail Barboiu

Un générateur d'électricité à base de gouttelettes

Une étude parue dans la revue Nature décrit un générateur d'électricité qui fonctionne à base de gouttelettes. Les chercheurs de l’université d'Hong Kong ont utilisé l’énergie cinétique de la pluie. Ils ont déposé un film de polytétrafluoroéthylène sur un substrat d'oxyde d'étain et d'indium. Quand une goutte se propage sur le film, elle connecte des électrodes en aluminium, ce qui permet aux charges accumulées dans le film d’être converties en électricité. Une goutte fournit suffisamment d’énergie pour allumer 100 Leds. 2,2% de l'énergie cinétique d’une goutte est convertie en électricité et selon les auteurs, ce taux pourrait s’améliorer. Les résultats sont plus faibles que ceux obtenus avec des panneaux photovoltaïques, mais le procédé pourrait-être intéressant pour des villes comme Londres.

Des sursauts radios rapides d'une périodicité de 16 jours

Les sursauts radios rapides sont l’un des grands mystères de l’astrophysique contemporaine. Détectés pour la première fois en 2007, on ne comprend toujours pas leur source et on pensait jusqu’à présent qu’ils étaient imprévisibles. Selon une prépublication sur le site arivX, une équipe québécoise vient d’en détecter en provenance d’une galaxie lointaine, à 500 millions d’années-lumière de nous et avec une périodicité de 16 jours. Sur un an et demi d’observation, les chercheurs ont enregistré une à deux rafales toutes les heures pendant quatre jours, puis plus rien pendant 12 jours, puis cela recommence. Ces signaux proviendraient peut-être d’un trou noir ou d’une étoile à neutrons. Voici là une nouvelle pièce de l’énigme des sursauts radios rapides. 

Les éléphants pleurent leurs morts

Selon une étude parue dans la revue Primates : les éléphants pleurent bien leurs morts. Une équipe internationale a mené une trentaine d’observations dans différents clans d’éléphants. L'étude décrit minutieusement l’ensemble des interactions des éléphants avec leurs morts. Les membres du clan s’approchent du défunt, le touchent et examinent sa carcasse. Pendant plusieurs semaines, les éléphants rendent visite au corps. D’autres parfois font des vocalisations sur le site funéraire. Sans pouvoir définir la motivation de ces comportements, et en évitant tout anthropomorphisme, les chercheurs parlent bien dans leur étude d’émotions sophistiquées.

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