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CoVid-19 : l’efficacité des vaccins confirmée une nouvelle fois

3 min
À retrouver dans l'émission

Une grande étude en condition de vie réelle sur 22 millions de français confirme que les personnes vaccinées ont neuf fois moins de risque d’être hospitalisées, et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : Cavan Images - Getty

La grande étude d’EPI-PHARE est parue le 11 octobre. Elle confirme que la vaccination contre le CoVid-19 réduit de 90% le risque d'hospitalisation chez les personnes de plus de 50 ans. EPI-PHARE est la structure scientifique pilotée par l’ANSM (l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament) et par la CNAM (la Caisse Nationale d’Assurance Maladie). Il s’agit d’une vaste étude en condition de vie réelle, ce qui est très différent des études de type "essai clinique". Grâce au Système Nationale de Données de Santé, qui stocke l’ensemble des informations médicales et des hospitalisations en France, et la base de données de vaccination Vacsi, les chercheurs ont comparé 11 millions de personnes vaccinées en France, entre janvier et avril, avec les vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca. Ils les ont comparées à 11 millions de personnes non-vaccinées et les ont suivies pendant 5 mois. Ils ont comparé le taux d’hospitalisations entre ces deux groupes. L’étude montre que ces 3 vaccins évitent 9 hospitalisations sur 10, chez les personnes vaccinées. Avec cette nouvelle étude, l’efficacité des vaccins fait consensus. 

Entretien avec Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin (Yvelines) et directeur d’EPI-PHARE.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Mahmoud Zureil

Le lancement de la COP 15 pour la biodiversité

La COP 15 pour la biodiversité s’ouvre ce lundi 11 octobre à Kunming, en Chine. Pour la première fois, la Chine accueille un grand sommet environnemental. La COP sur la biodiversité réunit 195 pays signataires de la Convention sur la diversité biologique des Nations-Unies. Cette COP 15 va se dérouler en deux temps. Cette semaine, qui se tient en visioconférence, est surtout protocolaire. Les États vont commencer à poser leurs objectifs et ambitions ces prochains jours, mais les négociations autour d’un nouvel accord mondial pour la protection de la biodiversité se tiendront au printemps, du 25 avril au 8 mai 2021 à Kunming. La COP 26 pour le climat, se tiendra le 12 novembre 2021 à Glasgow en Écosse.

Mars : les premiers résultats de la sonde Perseverance

Les premiers résultats de la sonde Perseverance sur Mars ont été publiés dans la revue Science : ils confirment que le cratère Jezero était bien un ancien lac. Les chercheurs de l'Université de Nantes ont analysé les images haute résolution d'une falaise prise par le rover Perseverance, de février à mai 2021. On y distingue trois couches rocheuses, typiques d’un ancien rivage. Ces strates inclinées sont la preuve de deltas qui se sont avancés dans un lac, il y a 3,7 milliards d'années. Ce lac fait 35 kilomètres de large et 900 km² de superficie, mais l’étude ne dit pas si l’eau du delta était douce ou salée. Ces résultats sont importants car ils vont permettre de mieux guider le rover sur le terrain, qui a pour mission de détecter d’anciennes traces de vie martienne.  

Pourquoi nos dents de sagesse poussent-elles si tardivement ?

Enfin, une étude parue dans la revue Science Advances a peut-être résolu le mystère des molaires adultes. Pourquoi nos dents de sagesse poussent-elles si tardivement ? Sur toutes les espèces de primates, seul Homo Sapiens possède des molaires qui n’apparaissent que lorsque l’adolescence est terminée. Pour percer ce mystère, des chercheurs américains ont créé des modèles biomécaniques 3D de crânes, de 21 espèces de primates, des lémuriens jusqu'aux gorilles. Ils ont aussi modélisé les positions de fixation de chaque muscle masticateur, selon la période de croissance. L’étude montre que la croissance crâniofaciale est contrainte par la biomécanique et que tout est une question d’espace disponible. Chez notre espèce à mâchoire courte, il n’y a pas beaucoup d’espace buccal. L’entrée des molaires ne se fait que lorsqu’un espace jugé "mécaniquement sûr" se forme. Si nos molaires poussaient plus tôt, cela perturberait l’articulation de la mâchoire ainsi que l’ensemble de l’appareil masticatoire.

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