LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Cette illustration représente une étoile (au premier plan) subissant une spaghettification lorsqu'elle est aspirée par un trou noir supermassif (en arrière-plan) lors d'un «événement de perturbation des marées».

L'observation précise de la cannibalisation d'une étoile par un trou noir supermassif

5 min
À retrouver dans l'émission

Une étude parue aujourd'hui détaille le phénomène de spaghettification d’une étoile et autres actualités scientifiques.

Cette illustration représente une étoile (au premier plan) subissant une spaghettification lorsqu'elle est aspirée par un trou noir supermassif (en arrière-plan) lors d'un «événement de perturbation des marées».
Cette illustration représente une étoile (au premier plan) subissant une spaghettification lorsqu'elle est aspirée par un trou noir supermassif (en arrière-plan) lors d'un «événement de perturbation des marées». Crédits : ESO/M. Kornmesser

Une étude parue aujourd’hui dans the Monthly Notices of the Royal Astronomical Society rapporte l’observation la plus précise à ce jour de la cannibalisation d’une étoile par un trou noir supermassif. 

Le phénomène est assez rare : il arrive à peu près tous les 10 000 ans dans une galaxie. Chaque galaxie possède en son cœur un trou noir supermassif, la plupart de ces trous noirs sont « dormants » - c’est-à-dire qu’on ne voit pas leurs effets dans leur environnement - mais une fois tous les 10 000 ans, quand une étoile s’approche de trop près, elle est cannibalisée par le trou noir. Dans le cas de cette étude, cela s’est produit à 215 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation d’Éridan, avec une étoile de la masse de notre Soleil. Comme ce n’est pas l’univers lointain et que c’est relativement proche, une équipe internationale a observé ce phénomène avec les télescopes de l’ESO, sur une période de 6 mois. C’est la première fois que l’on observe si précisément la spaghettification d’une étoile par un trou noir. 

Entretien avec Stéphane Basa, est chercheur au CNRS au Laboratoire d'astrophysique de Marseille. 

Écouter
1 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Stephane Basa

Le Covid-19 a modifié notre consommation de médicaments

Cela fait plusieurs mois que l’on dit que l’épidémie perturbe toute les activités de santé qui ne sont pas liées au Covid-19, et cela se vérifie dans les chiffres. Selon le dernier rapport d’Epi-Phare, la structure d’expertise publique en pharmaco-épidémiologie des produits de santé et sécurité sanitaire, le Covid-19 a modifié notre consommation de médicaments. Cette étude menée de la mi-mars à la mi-septembre porte sur trois milliards de prescriptions. La consommation de la plupart des médicaments délivrés sur ordonnance ont chuté : ceux pour les maladies chroniques - les traitements cardiovasculaires et antidiabétiques des nouveaux malades - mais aussi, tous les produits prescrits pour passer des IRM, des scanners ou des coloscopies, se sont effondrés. Ces retards sur le suivi des soins auront des conséquences sur l’ensemble de la filière cancérologie. On note également des retards dans la vaccination. Par ailleurs, pour le Xanax, le Lexomil, le Valium : la consommation d’anxiolytiques a, elle, bien augmenté.

Un nouveau contrat entre SpaceX et le Pentagone

SpaceX intensifie sa collaboration avec l’armée américaine. La semaine dernière, SpaceX s’engageait à construire quatre nouveaux satellites de détection de missiles : la compagnie d’Elon Musk vient de signer un nouveau contrat avec le Pentagone. Elle s’engage à créer une fusée à grande vitesse, capable de voyager à 12 000 km/h, tout en transportant 80 tonnes de matériel militaire. Avec cette nouvelle fusée, un voyage de la Floride à l’Afghanistan ne prendrait qu’environ une heure au lieu de 15. Les premiers tests sont prévus pour 2021. 

Des neurones humains vieux de 2 000 ans 

Enfin, selon une étude parue dans PlosOne, des archéologues italiens ont retrouvé intacts des neurones humains vieux de 2 000 ans. Il s’agit des vestiges d’Herculanum, lors de la célèbre éruption du Vésuve de l’an 79. Sur les restes d’un jeune homme de 20 ans, les chercheurs ont analysé des fragments de la partie interne du crâne. Lors de l’éruption – avec une chaleur extrême proche des 500°C - suivie d’une brusque chute des températures, cela a provoqué la vitrification du tissu cérébral, qui a figé les structures cellulaires. Grâce à la microscopie électronique à balayage, les chercheurs ont obtenu des images des axones du cerveau. De quoi offrir des informations uniques sur la structure de l’ancien système nerveux central.

Ce contenu fait partie de la sélection
Le Fil CultureUne sélection de l'actualité culturelle et des idées  Voir toute la sélection  
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......