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Des cerveaux de singes modifiés à l'aide d'un gène humain

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Une expérience qui éclaire l'évolution génétique humaine et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : Moment Open - Getty

Selon une étude parue dans Science, des chercheurs ont modifié des cerveaux de singes à l'aide d'un gène humain, pour les rendre plus gros. Une équipe germano-japonaise a introduit, dans des embryons de ouistitis, un gène spécifique aux êtres humains : le gène ARHGAP11B. On sait que lors du développement du fœtus, ce gène stimule la production de neurones corticaux. Chez ces embryons de singes transgéniques, cette équipe a donc observé une expansion du cortex, avec des néocortex plus grands et plus repliés. Le néocortex est cette zone plus développée chez les humains que chez les primates et qui est responsable des capacités cognitives complexes, telles que le langage ou le raisonnement. Ce n’est pas un épisode de La Planète des singes : selon les normes éthiques, les ouistitis n’ont pas été amenés à terme. Mais ces chercheurs viennent de mettre la main sur une pièce importante du puzzle de l’évolution humaine.

Évelyne Heyer est professeure d’anthropologie génétique au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris. Elle publie le 26 août prochain L’Odyssée des gènes aux éditions Flammarion.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Évelyne Heyer

Combien de temps durent les anticorps chez les malades asymptomatiques? 

Selon une étude parue dans Nature Medicine, nous développons bel et bien des anticorps après une infection, mais peut-être pas pour longtemps. Selon cette étude chinoise, les anticorps développés contre le SARS-COV-2 ne dureraient que de 2 à 3 mois, en particulier chez les malades qui n’ont développé aucun symptôme. Les chercheurs ont comparé les taux digg et les taux d’anticorps neutralisants de 74 patients malades, dont une moitié d’asymptomatiques. Les résultats montrent que dans les 3 mois qui suivent l’infection 40% des asymptomatiques sont devenus séronégatifs, c’est-à-dire que leurs taux d'anticorps étaient indétectables dans le sang. Ça ne veut pas dire que l'immunité disparaît - n’oublions pas l’immunité aux lymphocytes T. Mais, ces travaux mettent en doute toutes les campagnes de tests qui cherchent à mesurer «l’immunité collective».

Il n’a jamais fait aussi chaud en Arctique

Ce week-end, dans la ville de Verkhoïansk en Sibérie, la température est montée jusqu’à 38 C°, un record. Cette ville dans le nord du cercle polaire est surtout connue pour ses records en températures négatives : en janvier dernier il y faisait -60°C. Par ailleurs, le début de la saison de la fonte des glaces au Groenland a - encore une fois - commencée par deux semaines d’avance. On peut rappeler que les effets du réchauffement climatique sont amplifiés en Arctique. Depuis le milieu du XIXe siècle, les températures moyennes dans la région ont augmenté de deux degrés, soit deux fois plus que la moyenne mondiale.

La Voie lactée est sur le point d'effacer une galaxie voisine

Et enfin, selon une prépublication sur Arxiv intitulée « le dernier souffle de la galaxie naine du Sagittaire », la Voie lactée est sur le point d'effacer une galaxie voisine. Cette galaxie satellite orbite autour de notre Voie lactée. Les chercheurs de l'Université de Cambridge ont étudié sa structure 3D et sa cinématique - le mouvement de ses étoiles. Les simulations montrent que les forces gravitationnelles colossales de la Voie lactée déchirent en lambeau cette galaxie. Sa densité centrale est trop faible pour résister aux forces de marée. Une galaxie « en phase terminale » je cite, qui sera complètement déchirée au cours du prochain demi-milliard d'années.

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