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Des troubles ORL à l'origine de l’extinction des Néandertaliens

5 min
À retrouver dans l'émission

La découverte d'une différence anatomique entre Homo Sapiens et Neandertal et autres actualités scientifiques.

Crédits : Hendrik Schmidt - Getty

Une étude parue dans Anatomical Records apporte une nouvelle théorie sur l’extinction de l’homme et de la femme de Néandertal : des infections de l'oreille à répétition aurait pu fragiliser et faire disparaître cette espèce. 

Cette histoire d’oreille de Néandertal est un vieux serpent de mer. Dès les premières études faites en 1911, le paléontologue Marcellin Boule avait déjà mis en évidence que son oreille externe et son conduit auditif étaient différents de ceux d’Homo Sapiens. Une équipe américaine a pour la première fois reconstitué une trompe d’Eustache néandertalienne. À partir de scanners de fossiles et de points de repère, ils se sont aperçus que ce canal était beaucoup plus court que ceux des Homo Sapiens (aussi court que chez les nourrissons humains). Contrairement aux enfants, ce canal n’évolue pas avec l’âge. Les chercheurs en déduisent donc que les Néandertaliens devaient contracter des infections de l'oreille à répétition, comme c'est le cas chez les nourrissons. Une des interprétations de cette étude est que cette différence anatomique peut expliquer la prévalence d’Homo Sapiens sur Néandertal, et qu’elle serait l’une des possibles causes d'extinction de cette espèce.

Interview avec Sylvana Condimi, directrice de recherche au CNRS à l’université d’Aix Marseille. Elle est l’auteur de Néandertal mon frère aux éditions Flammarion. Si à ses yeux l'analyse anatomique de cette étude est excellente, elle doute des différentes hypothèses annoncées. 

En bref

  • La plus vaste étude génomique du manchot

Pour élucider l’évolution des manchots, une équipe internationale vient de séquencer les génomes de toutes les espèces vivantes de manchots : 20 espèces regroupées en 6 genres, mais aussi une cinquantaine d’espèces disparues. Ces oiseaux qui passent la moitié de leur vie sur terre et l’autre dans l’eau, ne savent pas voler et se sont développés dans des environnements aussi divers qu’extrêmes : des tropiques des Galápagos à la Nouvelle Zélande en passant par l’Antarctique. L’arbre phylogénétique présenté dans cette étude montre que les manchots se sont adaptés à l'Antarctique à plusieurs reprises. Mieux comprendre leur histoire, c’est aussi mieux anticiper leur évolution face au changement climatique. Les détails sont à lire dans la revue GigaScience.

  • Les anneaux de Saturne seraient aussi vieux que le système solaire

Une étude parue dans Nature Astronomy relance le débat de l’âge des anneaux de Saturne : ils seraient aussi vieux que le système solaire. Plusieurs études parues en 2018 et 2019 faisaient remonter leur formation à l’époque des dinosaures, il y a environ 100 millions d’années. En effet, ces anneaux seraient trop brillants pour exister depuis des milliards d'années : s’ils étaient  plus vieux, ils auraient été davantage "pollués" de météorites. Mais une équipe franco-américaine vient de réexaminer les données de la sonde Cassini réalisés en 2017.  Selon cette étude, le processus dit de "pluie d’anneau", qui rejette des particules sur le bord intérieur mais aussi sur les bords externes, pourrait rendre ces anneaux plus jeunes qu’ils n’y paraissent. Selon ces nouveaux calculs, la masse totale des anneaux mesurée par Cassini serait le produit naturel de plus de 4 milliards d'années d'évolution.

  • 3,5 millions d'euros pour l'Institut Pasteur grâce au Z Event 

Ce week-end s’est déroulée la 3e édition du Z Event à Montpellier. L’événement a récolté plus de 3,5 millions d'euros pour l'Institut Pasteur. Le Z Event est un marathon de 50 heures de jeux vidéo et de e-sport où toutes les stars du secteur étaient présentes. Pour ce type d’événement que l’on appelle du "stream" caritatif,  la somme de 3,5 millions d'euros représente un record mondial. L’an dernier, le Z Event avait récolté un peu plus d’un million d’euros pour l'ONG Médecins sans frontières.

  • La fréquence cardiaque de deux personnes qui s’attirent est synchronisée

On dit souvent lors d’une rencontre amoureuse qu’il y a une "étincelle". Des chercheurs néerlandais ont cherché à quantifier ce phénomène et viennent de publier leurs résultats dans la revue BioRxiv. Lors d’un festival, ils ont mis en place un "Science blind date" : dans une cabine, des inconnus était invités à se regarder et à discuter. 140 personnes ont joué le jeu. Toutes leurs réactions corporelles étaient enregistrées : fréquence cardiaque, température cutanée et mouvements du regard. On leur demandait ensuite s’ils souhaitaient se revoir. Contrairement aux idées reçues, rien dans leur comportement ne permet de déduire une attirance - ni le regard, ni le sourire par exemple. En revanche un élément ne trompe pas : ceux qui présentent une fréquence cardiaque et une température corporelle synchronisées expriment à coup sûr une attirance mutuelle. 

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