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Vue aérienne montrant la fumée dégageant une étendue de forêt en train d'être nettoyée par un incendie dans les environs de Boca do Acre, une ville de l'État d'Amazonas, dans le bassin amazonien au nord-ouest du Brésil, le 24 août 2019

La forêt amazonienne approche-t-elle d’un point de non-retour ?

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Les limites de la résilience des écosystèmes forestiers face aux perturbations extrêmes et autres actualités scientifiques.

Vue aérienne montrant la fumée dégageant une étendue de forêt en train d'être nettoyée par un incendie dans les environs de Boca do Acre, une ville de l'État d'Amazonas, dans le bassin amazonien au nord-ouest du Brésil, le 24 août 2019
Vue aérienne montrant la fumée dégageant une étendue de forêt en train d'être nettoyée par un incendie dans les environs de Boca do Acre, une ville de l'État d'Amazonas, dans le bassin amazonien au nord-ouest du Brésil, le 24 août 2019 Crédits : LULA SAMPAIO - AFP

On appelle "résilience écologique" la capacité des écosystèmes à se régénérer eux-mêmes, mais celle-ci a des limites. Selon plusieurs études, la forêt amazonienne pourrait atteindre un point de non-retour si 20 à 25 % de sa surface se dégradait. Mais il s'agit de projections difficiles : l'Amazonie est un écosystème complexe qui fait face à un changement global du climat et à des changements locaux intenses et très étendus. Si cela fait des décennies que la forêt primaire est grignotée par des feux, leurs amplitudes se sont multipliées et 2019 est une année record pour la déforestation liée à l’agriculture. 

Depuis janvier, on estime que trois terrains de football disparaissent chaque minute. De plus, on sait que ces incendies détruisent un immense réservoir de biodiversité - une biodiversité qui permet précisément aux écosystèmes forestiers d’être résilients.

Entretien avec Daniel Sabatier - botaniste et écologue à l’Institut de Recherche pour le Développement. Pour lui, cette destruction massive compromet aussi une autre dynamique écologique vitale : "L’eau est l’élément-clé du fonctionnement de cet écosystème. L’Amazonie est intimement liée à la présence de l’eau et à la saisonnalité de ses précipitations. La pluie vient en grande partie de l’évaporation qui se produit au niveau de la forêt, avec un taux de recyclage de 95 %. La destruction de larges territoires peut casser ce cycle et briser la circulation de cet eau. On peut atteindre un point de bascule avec la mise en péril de ce phénomène."

La mystérieuse surface de l’astéroïde Rugyu

En bref, la sonde Hayabusa 2 et l’atterrisseur Mascot viennent de publier dans la revue Sciences de nouvelles images de l’astéroïde Rugyu. Ce sont les images les plus détaillées qu’on ait jusqu’à présent et on découvre – surprise - qu’il n’y a pas de poussière à sa surface. L’astéroïde fait partie des "chondrites carbonées", il est considéré comme un fossiles de la création du système solaire. Selon les modèles de physique, il devrait avoir formé une couche de poussière… C’est donc un nouveau mystère à résoudre.

Des grande crues plus fréquentes et plus violentes

Selon une étude parue dans Nature Communications, sur la côte ouest américaine, les grandes crues centennales pourrait devenir des crues annuelles. L’intensité des grandes crues est déterminée par la régularité et la force des tempêtes associée à l’élévation du niveau de la mer. Ces crues varient aussi d’un endroit à l’autre selon la circulation océanique. Les chercheurs de Princeton ont voulu mesurer les futurs risques d’inondation dans différentes régions des États-Unis. En intégrant la climatologie cyclonique aux simulations des conditions de tempête, ils ont créé ce nouveau modèle hydrodynamique. Selon lui, la fréquence et l’intensité de ces grandes crues augmenteront tout au long du XXIe siècle. 

Du cholestérol chez les corbeaux

Parce qu’ils mangent les restes de nos fast-food, les corbeaux des villes ont un taux de cholestérol plus élevé que les corbeaux des champs. En Californie, 140 corbeaux - de zones rurales et urbaines - ont été étudiés : plus les environs sont urbains, plus les taux de cholestérol et les réserves de graisses sont élevés chez ces animaux. Des oiseaux plus dodus et aux taux de survie plus faible. 

Des études similaires sur des animaux vivant à proximité des hommes – renards, moineaux et tortues- ont déjà révélés des résultats similaires et ont déjà montré comment la vie urbaine impactait leur santé. 

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