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Alzheimer : la découverte d’une pièce manquante

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Un mécanisme crucial dans le développement de la maladie d’Alzheimer et autres actualités scientifiques.

Crédits : Andrew Bret Wallis - Getty

Des dépôts de peptide Bêta-amyloïde dans le cerveau et une accumulation de la protéine Tau sont les deux principales caractéristiques de la maladie d’Alzheimer qui provoquent une destruction cellulaire. On sait aussi que les neurones qui produisent l’adrénaline et la noradrénaline dégénèrent assez tôt dans la maladie. Une étude parue dans Science Translational Medicine fait un lien direct entre la Bêta-amyloïde, la protéine Tau et le système noradrénergique. Les chercheurs de l’Université de l’Alabama ont découvert - sur des souris puis sur des tissus humains - une série de réactions en chaîne : les peptides Bêta-amyloïdes perturbent le système noradrénergique, ce qui a pour conséquence d’amplifier les dommages causés par la protéine Tau. 

La voie noradréanergique pourrait-elle être une nouvelle piste thérapeutique ?

Florence Clavaguera est post-doctorante dans l’équipe « Maladie d'Alzheimer, maladies à prions » à l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière à Paris.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Florence Clavaguera

L’Angleterre va relancer un prototype de réacteur à fusion nucléaire  

Cela fait 23 ans que le JET (Joint European Torus) n’a pas fonctionné. Toutefois, en 1997, son réacteur Tokamak avait réalisé trois records. De nouveaux tests sont prévus. La fusion nucléaire entre le deutérium et le tritium sera de nouveau expérimentée en novembre. Les Britanniques veulent créer une boule de plasma de 100 millions de degrés Celsius et espèrent la maintenir pendant cinq secondes. Financé par l'Union Européenne, JET teste les technologies de carburant pour le programme ITER. Le réacteur ITER, toujours en construction dans le sud de la France, devrait lui produire son premier plasma en 2025.

Des fléchettes contraceptives pour limiter les naissances de chevaux sauvages

Selon une étude parue dans Wildlife research, des fléchettes contraceptives seraient efficace pour limiter les naissances de chevaux sauvages. Dans certaines régions américaines où ils n’ont pas de prédateurs, les populations de chevaux sauvages grimpent en flèche : on en recense plus de 70 000, alors que la limite est fixée à 45 000. L’Université Tufts dans le Massachusetts a perfectionné une ancienne méthode : des fléchettes contraceptives tirées à distance. La méthode fait ses preuves : sur les 17 juments traitées, seules deux ont donné naissance à des poulains. Selon les auteurs, les contraceptifs à action prolongée sont des stratégies efficaces pour réduire les populations de la faune sauvage.

Un dinosaure barboteur

Une étude parue dans la revue Ichnos éclaire un mystère de la paléontologie. Depuis 2007 au Texas, des empreintes fossiles de Sauropodes - un cousin du Diplodocus -  laissaient perplexes les chercheurs. Dans des roches vieilles de 110 millions d’années, on voit des empreintes de bipèdes, faites avec les pattes avant. Une énigme car ces dinosaures étaient longs de 25 mètres et lourds de 78 tonnes : impossible donc de pouvoir marcher de cette façon. Les chercheurs de l’Indiana University avancent une explication : ces traces auraient été laissées par ces animaux alors qu’ils pataugeaient dans un lac et qu’ils utilisaient leurs pattes avant pour pousser le sol. En d’autres mots : voici les traces d’un dinosaure barboteur.

par Natacha Triou

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