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La vaccination prévient-elle le risque de forme grave ? Comment comparer la dangerosité des deux variants ?

Covid-19 : le variant Delta multiplie par deux le risque d’hospitalisation

5 min
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Une nouvelle étude épidémiologique confirme la dangerosité de ce variant ainsi que l’efficacité de la vaccination ; et autres actualités scientifiques.

La vaccination prévient-elle le risque de forme grave ? Comment comparer la dangerosité des deux variants ?
La vaccination prévient-elle le risque de forme grave ? Comment comparer la dangerosité des deux variants ? Crédits : Sorrasak Jar Tinyo - Getty

On continue dans ce journal de suivre l’évolution de la pandémie de CoVid-19. Selon une étude parue dans la revue « The Lancet Infectious Diseases », le variant Delta du SARS-CoV-2 multiplie par 2,26 le risque d’hospitalisation par rapport au variant Alpha. Cette étude confirme bien l’idée que le variant Delta est non seulement plus transmissible mais il provoque aussi des formes plus sévères, puisqu’il conduit plus souvent à l’hôpital. Les chercheurs de l’université de Cambridge ont cherché à comparer le risque que l’on a d’être hospitalisé si l’on est infecté par le variant Alpha - l’ex variant anglais - ou par le variant Delta. Ils ont analysé les données de plus de 43.338 personnes positives en Angleterre, de mars à mai 2021. C’est une cohorte importante. Ils se sont appuyés sur les données du National Health Service, (équivalent de notre sécurité sociale) et du Public Health England (équivalent de Santé Publique France). Ils ont donc pris en compte les séquences virales (pour déterminer par quel type de variant les personnes sont infectées), les hospitalisations et aussi…  le statut vaccinal. 

Entretien avec Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Inserm et membre de l’Académie des sciences.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Dominique Costagliola

Plus chaud, plus acide : les climats de surface des océans face aux émissions de CO2 

Selon une étude parue dans « Nature Scientifique Reports », nos émissions de dioxyde de carbone sont aussi en train de bouleverser les climats de surface des océans. Le climat de surface d’un océan inclut la la température de l’eau, son acidité (le pH) et sa richesse en minéraux. Une équipe américaine a modélisé les climats de surface océanique mondiaux de 1795 jusqu’à 2100. Ils ont ensuite appliqué à leur modèle deux scénarios d’augmentation des niveaux de CO2 atmosphérique. Dans le pire scénario, celui où rien n’est fait et où les émissions augmentent pour les 80 prochaines années, 95% des conditions de surface des océans du globe risquent de se transformer. Avec des eaux plus chaudes, plus acides et plus pauvres en minéraux, ce réchauffement et cette acidification presque uniformes des eaux auront évidemment des conséquences sur les écosystèmes marins. 

Une nouvelle piste thérapeutique pour traiter l’endométriose

Une étude parue dans la revue « Science Transnational Medicine » met à jour une nouvelle piste thérapeutique pour traiter l’endométriose. Cette maladie chronique douloureuse provoque l’infertilité et touche environ une femme sur 10. Elle est mal comprise et mal soignée : les traitements actuels sont rares et peu efficaces. Des chercheurs australiens ont creusé la piste des causes génétiques. Ils ont d’abord séquencé l'ADN de 32 familles de femmes atteintes par cette pathologie et ont découvert que les formes graves sont associées à une variation génétique, celle du gène NPSR. Ils ont ensuite traité des souris femelles porteuses de symptômes similaires avec une molécule qui inhibe l’expression de ce gène. Le traitement a réduit l’inflammation et les douleurs abdominales. L’équipe souhaite tester ce traitement sur des macaques rhésus femelles.

Des comètes interstellaires au fin fond de notre système solaire

Enfin, selon une étude parue dans « Monthly Notices of the Royal Astronomical Society », les comètes interstellaires ne sont pas si rares qu’on ne le pense. Avec la première détection de comète interstellaire Oumuamua en 2017, puis celle de 2019 avec 2I/Borisov, ces objets d'origine extra-solaires semblent assez exceptionnels. D’après les estimations des chercheurs de l’Université d’Harvard, notre système solaire aurait piégé de très nombreuses comètes interstellaires dans le nuage d’Oort. Celui-ci contiendrait même plus de comètes interstellaires que d’objets provenant de notre propre système. Les confins de notre système solaire contiendraient donc les vestiges de la formation de notre système planétaire mais aussi ceux d’autres systèmes exoplanétaires. 

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