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Inquiète pour son indépendance éditoriale, la rédaction de Science et vie vote une motion de défiance à l'encontre de sa directrice, certains salariés envisageant même de démissionner

Le magazine Science et Vie : une indépendance éditoriale menacée

3 min
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La rédaction craint une perte de contrôle sur le contenu de Science et Vie et autres actualités scientifiques.

Inquiète pour son indépendance éditoriale, la rédaction de Science et vie vote une motion de défiance à l'encontre de sa directrice, certains salariés envisageant même de démissionner
Inquiète pour son indépendance éditoriale, la rédaction de Science et vie vote une motion de défiance à l'encontre de sa directrice, certains salariés envisageant même de démissionner Crédits : SL - Radio France

L’indépendance éditoriale de la rédaction du magazine Science et Vie est menacée. Nos confrères de ce magazine scientifique centenaire, qui existe depuis 1913, parlent d’un sabotage éditorial. La rédaction du magazine a donc voté hier une motion de défiance à l’encontre de sa nouvelle direction. Pour bien comprendre ce qui se passe, faisons un petit retour en arrière. L’an dernier, ce mensuel s’est fait racheté par le groupe de presse Reworld Media, et a perdu lors du rachat environ un tiers de ses journalistes. En septembre, Hervé Poirier, l’ancien directeur de la rédaction, a brutalement quitté son poste et la rédaction s’est mise en grève. Les journalistes avaient découvert que des articles étaient publiés sur le site web, sans l’accord ni l’aval de la rédaction. Karine Zagaroli a depuis été nommée au poste de directrice. Elle vient de placer un rédacteur chef au profil non scientifique. Tandis que le service web est désormais alimenté par les équipes de Reworld Media, des chargés de contenus qui ne sont pas journalistes et dont la qualité des publications est bien en deçà des exigences de la revue. Karine Zagaroli, avait pourtant promis de préserver la ligne éditoriale, la qualité du magazine et de son site internet. 

Les éléments clés du vivant dans le coma des comètes

Selon une étude parue dans The Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, dans le coma de la comète Tchouri, il y a du phosphore solide et du fluor, des éléments qui sont essentiels à la vie. Une équipe internationale a examiné les données rapportées par l’instrument COSIMA, à bord de la sonde Rosetta de l’ESA. Les chercheurs ont analysé un ensemble de spectres de 24 particules solides. Ces minéraux contiennent bien du Phosphore solide et du fluor. Ce n’est pas la première fois que l’on en détecte dans une comète. Mais cette étude vient renforcer l’idée selon laquelle les ingrédients clés du vivant ont été apportés sur notre planète par des comètes. 

Un nouveau tableau périodique des éléments ? 

Dans une étude publiée dans The Journal of Physical Chemistry, des scientifiques proposent un  nouveau tableau de Mendeleïev. L’an dernier, on fêtait les 150 ans du tableau périodique des éléments, la clé de voute de la chimie moderne. Cet outil permet de classer tous les éléments chimiques : il les ordonne par leur par numéro atomique (le nombre de protons d'un atome) et il les organise en fonction de leur similitudes chimiques. Selon deux chimistes russes, ce tableau pourrait être affiné. Ils suggèrent d’attribuer à chacun des éléments « un nombre de Mendeleïev ». Ce nombre serait déterminé selon le rayon atomique d’un élément et selon son électronégativité, soit la capacité d’un atome à attirer les électrons. Améliorer ce tableau, cela aidera à prédire de nouveaux matériaux.

Une nouvelle espèce de méduse à 4 kilomètres de profondeur

Et enfin, une étude parue dans la revue Plankton and Benthos Research décrit la découverte d’un nouveau genre et d’une nouvelle espèce de méduse : la Duobrachium sparksae. Trois créatures ont été identifiées au large de Porto Rico, à environ 4 kilomètres de profondeur. À ces profondeurs extrêmes, il est déjà rare d’observer des animaux dans leurs habitats naturels, mais alors découvrir de nouvelles espèces.… Grâce à des vidéos haute-définition, une équipe américaine a identifié cette nouvelle espèce. Ce n’est pas exactement une méduse mais plutôt un cténophore, avec un corps bulbeux et gélatineux en forme de ballon, et doté de deux longues tentacules. Trois beaux spécimens  « se déplaçaient comme des montgolfières ». On ne sait pas encore quel est leur rôle dans l’écosystème.

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