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Cette capture vidéo réalisée à partir du livestream en ligne Neuralink montre l'implant de disque Neuralink détenu par Elon Musk lors de la présentation du 28 août 2020.

Le cerveau connecté selon Elon Musk

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La présentation du milliardaire de ses nouveaux implants cérébraux et autre actualités scientifiques du week-end.

Cette capture vidéo réalisée à partir du livestream en ligne Neuralink montre l'implant de disque Neuralink détenu par Elon Musk lors de la présentation du 28 août 2020.
Cette capture vidéo réalisée à partir du livestream en ligne Neuralink montre l'implant de disque Neuralink détenu par Elon Musk lors de la présentation du 28 août 2020. Crédits : neuralink - AFP

Une annonce a fait grand bruit ce week-end : Elon Musk a présenté sur YouTube, les nouveaux implants cérébraux de sa société Neuralink. Sur la vidéo on y voit Gertrude, un cochon qui vit depuis 2 mois, avec l’une de ces puces. Il s’agit d’un modèle sans fil - aussi grand qu’une pièce de monnaie - et qui est implanté juste sous le crâne, à fleur de cortex. Cet implant serait capable de détecter l’activité neuronale liée à l’activité du museau de l’animal. Et pour prouver la sécurité du procédé, on voyait aussi un autre cochon, en bonne santé, à qui l’on avait retiré l’un de ces implants. Depuis 2016, le milliardaire travaille sur des interfaces cerveau-machine. De la restauration du mouvement de personnes paralysée au suivie médical jusqu’à la communication par télépathie, les applications recherchées sont nombreuses, et il y a des perspectives d’essais cliniques sur l’humain. Mais les implants cérébraux à usage thérapeutique est une histoire veille de 30 ans déjà. 

Entretien avec Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’INSERM ; il dirige un laboratoire de neuroscience à la Sorbonne et il reste sceptique. 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Herve CHNEIWEISS

Dans la course au vaccin pour le Covid-19, les Etats-Unis sur point de brûler les étapes

Aux Etats-Unis, où l’on s’approche des 6 millions de cas confirmés de Covid-19, la FDA - l'administration américaine des médicaments -  se dit prête à diffuser un vaccin en cours de développement. Le vaccin américain en phase 3 n’est pas arrivé au terme de son essai clinique : il lui manque encore quelques mois afin de ne plus avoir de doutes sur sa sécurité et sur son efficacité.  Le patron de la FDA a donc déclaré hier être prêt à interrompre ces essais pour délivrer une autorisation d’utilisation d’urgence et fait valoir la balance "bénéfice-risque". Mais dans la course au vaccin, les experts de la santé rappellent que brûler les étapes est contraire à l’éthique. Donner un feu vert trop vite risque de fragiliser la confiance du grand public ainsi que les mécanismes de réglementations de cette technologie.  

Pour survivre aux sécheresses, les oiseaux tropicaux cessent de ce se reproduire

Avec des vagues de chaleur record de plus en plus régulières qui ont lieu partout sur la planète : est-ce que les espèces peuvent s'adapter à ces conditions de plus en plus difficiles ? C’était la question posée par ces chercheurs américains pendant leur travaux sur le terrain pendant 17 ans en Malaisie et au Venezuela. Selon leurs résultats parus dans Nature Climate Change, pour survivre aux sécheresses, les oiseaux tropicaux cessent de ce se reproduire. En pleine sécheresse, la reproduction les oiseaux peut réduire jusqu’à 50 % ; une tactique qui leur permet d’augmenter leur chances de survie dans des environnements extrêmes. Ce papier pointe une autre conséquence des changements climatiques sur les écosystèmes et montre que nous sous-estimons « la plasticité comportementale » des espèces animales. 

Les « nécro-signalisation » des bactéries à l'agonie

Selon une étude parue dans Nature Communications, lorsqu’elles sont sur le point de mourir, les bactéries émettent des « cris de mort » pour avertir les autres bactéries. Lors de leur agonie, les bactéries ne produisent pas de hurlements, ni même aucun son. Il s’agit plus exactement de « nécro-signal », ou de « nécro-signalisation » c'est à dire des signatures chimiques. Une équipe américaine a mis en évidence ce phénomène en observant les essaims bactériens de E. Coli. et leurs interactions avec des antibiotiques. D’une part, les bactéries mourantes expriment ces « nécro-signaux », d’autre part, ces signaux guident le comportement des bactéries survivantes ; elles organisent alors leur résistance face à la menace et se réunissent en essaim pour mieux combattre les attaques d’antibiotiques.

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