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Pour résister aux antibiotiques, les bactéries peuvent changer de forme

5 min
À retrouver dans l'émission

La mise à jour d'un mécanisme d’antibiorésistance chez des bactéries et autres actualités scientifiques.

Crédits : Eliot J. Schechter - Getty

Le phénomène de l’antibiorésistance est considéré par l’OMS comme l’une des grandes menaces sanitaires de notre époque, qui cause environ 700 000 décès par an et qui reste encore mal compris. Pour mieux comprendre ces mécanismes, les chercheurs de l’université de Newcastle se sont intéressés à des bactéries impliquées dans des infections urinaires chroniques : les colibacilles et les entérocoques. Dans leur étude parue dans Nature Communication : les chercheurs observent, dans des échantillons d’urine dans des boites de pétri, que ces bactéries changent de forme lors du passage des antibiotiques. Elles se transforment en L et perdent leur paroi cellulaire. Cette paroi cellulaire est précisément ce que ciblent les antibiotiques : par conséquent, la bactérie devient indétectable. Autre point : ces bactéries sont capables de survivre dans l’organisme. Cinq heures plus tard, elles récupèrent leur paroi cellulaire et leur forme initiale - ce qui pourrait expliquer les récidives. 

Entretien téléphonique avec Pascale Cossart, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences et spécialisée en microbiologie cellulaire à l'Institut Pasteur. Pour elle, cette étude ouvre de nouvelles pistes de recherche thérapeutiques.

En bref

  • Octobre Rose pour lutter contre le cancer du sein

Le lancement d’Octobre Rose, le mois de prévention sur le cancer du sein, commence aujourd'hui. L’opération vise à récolter des fonds pour la recherche mais aussi à sensibiliser le grand public. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes. Chaque année en France, on diagnostique 58 000 nouveaux cas - ce qui représente une femme sur huit - et 12 000 décès. Trois cancers du sein sur quatre sont guéris, d'où l'importance du dépistage précoce qui fait reculer le nombre de décès. Rappelons que le dépistage pour les femmes de 50 à 74 ans est totalement gratuit.  

  • De nouvelles informations sur 2i/Borisov

Deux pré-publications sur le site arXiv apportent déjà de nouvelles informations sur 2i-Borisov, la première comète interstellaire qui traverse notre système solaire. Dans une première étude à paraître dans The Astrophysical Journal, à partir des données du télescope William Herschel de Palma,  une équipe internationale a analysé les spectres du gaz libéré dans la queue de la comète. On observe une première molécule : du gaz de cyanure - le CN - qui est lié au cyanure d’hydrogène. Donc pour l’instant, la composition chimique de 2i-Borisov est tout à fait ordinaire puisque ces molécules se retrouvent aussi dans les comètes de notre propre système solaire.  

Dans un second pré-papier, une équipe polonaise fait des hypothèses sur l’origine de cette comète : après avoir modélisé le mouvement de la comète, du Soleil et de 647 systèmes stellaires, les chercheurs suggèrent que 2i-Borisov proviendrait de Kruger60, une étoile binaire de la constellation de Céphée située à environ 13,15 années-lumière de la Terre.

  • Et si la planète 9 était un trou noir ? 

Toujours sur sur le site arXiv, deux astrophysiciens avancent une nouvelle théorie : l’hypothétique planète 9 pourrait-être un trou noir. Depuis 2014, dans la ceinture de Kuiper, derrière Neptune, on observe des objets dont l’orbite est déviée. L’hypothèse de départ pour expliquer ces anomalies gravitationnelles est qu’il y aurait une neuvième planète dans notre système solaire, que nous n’aurions pas encore détectée. Sa masse est estimée entre 5 à 15 fois la masse de la Terre. Ces chercheurs avancent que cela pourrait être la masse d’un petit trou noir, un trou noir primordial, de 9 centimètres de diamètre, aussi gros qu’une boule de bowling. Jusqu’à présent, pour tenter de détecter cette planète, on n'utilise que des instruments d’optique et infrarouge. Un trou noir étant par définition invisible, les auteurs suggèrent d’observer cette zone au moyen des rayons X et des rayons gamma. 

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