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Illustration d'une Protéine Tau dans la maladie d'Alzheimer

Maladie d’Alzheimer : la découverte de 4 sous-types distincts

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Les résultats d'une étude qui remettent en cause la notion de "maladie d’Alzheimer typique", et autres actualités scientifiques.

Illustration d'une Protéine Tau dans la maladie d'Alzheimer
Illustration d'une Protéine Tau dans la maladie d'Alzheimer Crédits : JUAN GAERTNER/SCIENCE PHOTO LIBRARY - Getty

Selon une étude parue dans la revue Nature Medicine, il existe 4 sous-types de la maladie d’Alzheimer. On comprend mal cette pathologie aux symptômes différents, mais on sait qu’elle est liée au développement des protéines tau dans le cerveau. On peut suivre leur progression grâce à la technologie PET : la tomographie par émission de positons. Une équipe internationale a réuni les scans cérébraux de 1.612 patients, qui couvrent l'ensemble du tableau clinique de cette pathologie. Ces images ont ensuite été traitées avec un algorithme d’apprentissage automatique. Les chercheurs ont ainsi identifié 4 trajectoires spatio-temporelles des protéines tau. Dans le premier sous type (33% des cas), les protéines tau se propagent principalement dans le lobe temporal, ce qui altère la mémoire du patient. Dans le second sous type (18% des cas), elles se multiplient dans le reste du cortex cérébral : le patient rencontre non pas des problèmes de mémoire mais des problèmes à exécuter des actions. Dans le troisième sous-type (30% des cas), c’est le cortex visuel qui est affecté et on observe des troubles de l’orientation. Enfin, dans le 4e sous type, (19% des cas), les protéines tau se propagent de façon asymétrique dans l'hémisphère gauche du cerveau, ce qui affecte l’usage de la parole. Cette découverte est importante car elle remet en question la notion même de « maladie d’Alzheimer typique ». 

Les propriétés purifiantes de la foudre 

Selon une étude parue dans la revue Science, la foudre nettoie l’atmosphère. Des météorologues américains ont analysé des mesures réalisées en 2012 dans le ciel de l'Oklahoma et du Colorado. Ils ont découvert que les éclairs et les charges électriques invisibles produisaient de grandes quantités d'hydroxyle et d’hydroperoxyle dans les nuages d’orages. Ces molécules provoquent des réactions chimiques qui décomposent des gaz à effet de serre comme le méthane ou le monoxyde de carbone. Entre 2 et 16% de l'oxydation atmosphérique mondiale pourraient être causés par des orages. Pour vérifier les propriétés purifiantes de la foudre, l’équipe souhaite poursuivre ses mesures aériennes dans des zones tropicales, là où les orages sont plus fréquents.

Hubble : imager une exoplanète dans les ultraviolets 

Selon une étude parue dans Astronomical Journal, pour la première fois, une exoplanète a été directement imagée dans les ultraviolets. Grâce à la sensibilité aux rayons UV du télescope spatial Hubble, une équipe internationale a imagé la croissance d’une jeune planète géante. A 370 années-lumière de nous, dans la constellation du Centaure, l’exoplanète PDS 70 b (de la taille de Jupiter) orbite autour d’une étoile naine orange. L’image montre comment elle se nourrit de la matière du disque d’accrétion de l’étoile. On sait peu de choses sur la croissance des planètes géantes et, sur les 4.000 exoplanètes découvertes à ce jour, seule une quinzaine a été directement imagée. Cette nouvelle méthode ouvre une nouvelle voie pour la recherche d’exoplanètes.  

Parker Solar Probe : le vaisseau le plus rapide de toute l’histoire de l’exploration spatiale ?

Enfin, la Nasa a déclaré que la sonde solaire Parker est le vaisseau le plus rapide de toute l’histoire de l’exploration spatiale. La semaine dernière, la sonde a battu deux records : elle s’est approchée au plus près du Soleil, à un peu plus de 10 millions de kilomètres de sa surface, le tout à des vitesses encore jamais atteintes. Elle se déplaçait à environ 150 kilomètres par seconde, soit 532.000 kilomètres par heure, ce qui représente 0,05% de la vitesse de la lumière. Avant la fin de sa mission prévue en 2025, elle devrait atteindre les 200 kilomètres par seconde. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que la sonde est placée sur une orbite héliocentrique, qu’elle est gravitationnellement liée au Soleil et qu’elle va, par conséquent, plus vite. On peut penser aux sondes Voyager 1 et 2, ou encore à New Horizons, des sondes qui ont dû gonfler leur capacité de propulsion pour leur exploration de l’espace interstellaire. 

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