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La découverte de deux souches inconnues de tuberculose

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À retrouver dans l'émission

Deux souches ancestrales de tuberculose pour mieux comprendre la maladie et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : Science Photo Library - Getty

Une étude parue aujourd’hui dans la revue Nature relate la découverte de deux souches inconnues de tuberculose. Rappelons que la tuberculose est une maladie qui cause encore chaque année 1,5 millions de morts, et qu'elle reste la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde, devant le Sida. Une équipe internationale s’est intéressée à la bactérie qui cause cette maladie - la mycobacterium tuberculosis- et elle a mis au point un nouveau test moléculaire, pour mieux diagnostiquer la résistance aux antibiotiques de cette bactérie. Au Rwanda, dans la région des Grands Lacs, les chercheurs ont testé des patients atteints de tuberculose multirésistante. En comparant les génomes avec d'autres génomes mycobactériens, il est apparu des lignages inconnus : deux souches ancestrales de tuberculose. 

Philip Supply est directeur de recherche CNRS à l’Institut Pasteur de Lille. Il a dirigé cette étude. 

En Europe, 3,1 millions de morts ont été évités grâce au confinement

Selon une étude parue hier dans la revue Nature : en Europe, 3,1 millions de morts ont été évités grâce au confinement. Ce sont les résultats des chercheurs de l’Imperial College de Londres. Sur 11 pays européens, le nombre de décès recensés a été comparé avec le nombre hypothétique de morts, estimé par modélisation mathématique. Les auteurs reconnaissent que les données de décès sont incomplètes et que nous sommes toujours en pleine pandémie. Néanmoins, la fermeture des écoles et des commerces, l’interdiction des regroupements, toutes ces mesures ont eu des effets importants sur la transmission du virus et surtout sur son fameux R0 – son taux de reproduction. Selon ce papier, dans les 11 pays analysés, le R0 est passé en dessous de 1, ce qui permet ainsi un contrôle épidémique.  

Observer des atomes individuellement

Pour la première fois, des atomes d’une protéine ont été observés individuellement, selon deux pré-publications sur le site BioRxiv - disponibles ici et ici. Ce niveau de détails est inédit. Deux laboratoires anglais et allemand ont travaillé sur une protéine qui stocke le fer - l’apoferritine - et ils en ont obtenu une précision d’image de 1,25 angström – soit 0,125 nanomètre, un record.  Pour discerner des atomes dans une protéine, les chercheurs ont profité des récentes améliorations dans les technologies des faisceaux d'électrons et des progrès des techniques de microscopie : la cryo-microscopie électronique, associée à des logiciels d’analyse d’image. Ces travaux doivent encore être validés par les pairs, mais s’ils le sont, c’est une percée majeure pour l’étude de l’infiniment petit, et pour la compréhension du fonctionnement des protéines. 

Les émotions des souris

Selon une étude parue dans Science, les souris aussi ont des expressions faciales et des émotions. Dégoût, joie, douleur, peur ou nausée : on peut lire ces 5 émotions sur « le visage » d’une souris. Des chercheurs allemands ont réussi à décrypter ce panel d'expression grâce à des algorithmes d'apprentissage automatiques. Ils ont observé et filmé des rongeurs dans des activités plus ou moins agréables, tout en mesurant leurs activités neuronales. Non seulement, les expressions faciales de la souris - oreilles inclinées sur l’avant ou sur l’arrière, moustaches tremblantes - ces expressions peuvent être classées en catégories émotionnelles similaires à celles de l’humain. Mais en plus, ces émotions sont liées à différentes activations du cerveau. Selon les neuroscientifiques, les rongeurs auraient des neurones émotionnels.

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