LE DIRECT

VIH : une nouvelle stratégie thérapeutique

5 min
À retrouver dans l'émission

Les essais d'une immunothérapie à base d'anticorps anti-VIH et autres actualités scientifiques.

Crédits : Crédits : Tony Bee - Getty

Une nouvelle étude parue dans la revue Nature Médecine présente une nouvelle stratégie thérapeutique contre le VIH. 

Aujourd’hui, pour les personnes infectées par le VIH, il existe un traitement très efficace : le traitement antirétroviral, qui freine la multiplication du virus et qui permet de diminuer la charge virale jusqu’à un niveau indétectable. C’est pour cela qu’une personne séropositive sous traitement n’est plus contaminante. Mais cela ne permet pas d’éradiquer complètement le virus. Dans cette étude, une équipe internationale tente une autre stratégie : l’immunothérapie. Il s’agit d’utiliser des anticorps anti-VIH pour stimuler la réponse du système immunitaire. Des anticorps monoclonaux à large spectre ont été isolés chez des patients infectés, puis clonés. Il est encore trop tôt pour dire s’il s’agit d’une avancée majeure - cela n'a été testé que sur un nombre restreint de patients - mais les résultats sont très encourageants.  

Entretien avec Olivier Schwartz, Directeur de l’Unité Virus et immunité à l’Institut Pasteur.

Écouter
1 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Olivier Schwartz

Une IA peut prédire si un antidépresseur peut fonctionner

Selon une étude de Nature Biotechnology, une IA peut prédire à partir des ondes cérébrales d’un patient si un antidépresseur peut fonctionner. En France, la dépression concerne une personne sur cinq, mais les antidépresseurs ne fonctionnent que pour un tiers d'entre elles. Comment identifier le bon traitement ? Parce que les méthodes actuelles de diagnostic sont lacunaires, les chercheurs de l'Université de Stanford aux Etats-Unis viennent d’inventer une nouvelle technique. Ils ont combiné les données d’électro-encéphalogrammes de 228 personnes - sous antidépresseurs ou sous placebo - à un modèle prédictif avancé. Les signatures cérébrales montrent ainsi quel patient est réactif à la sertraline, un psychotrope. Selon les auteurs, cela pourrait être précieux pour les cliniciens et leurs futures prescriptions.  

Les quadruplexes d’ADN peuvent être liés à des troubles neuronaux

Selon une étude parue dans la revue eLife aujourd’hui, les quadruplexes d’ADN peuvent être liés à des troubles neuronaux. L’ADN est le plus classiquement formé de deux brins, enroulés l’un sur l’autre, en double hélice, mais depuis 2013 on sait que l’ADN peut - provisoirement - emprunter des structures plus complexes : en triplex ou en quadruple hélice par exemple. Une équipe internationale vient de prouver que ces structures inhabituelles de l’ADN dans les neurones sont des marqueurs de vieillissement. Ils jouent un rôle néfaste sur l'autophagie des neurones, un processus qui permet la survie cellulaire. Les structures de quadruplex G à quatre brins peuvent être des éléments perturbateurs qui déclenchent des troubles neuronaux.  

Europe : la production d’électricité à base d’énergie renouvelable augmente 

Selon le rapport The European Power Sector in 2019 : les émissions de CO2 issues de la production d’électricité reculent en Europe. La production d’électricité à base d’énergie renouvelable augmente dans de nombreux pays. Moins de centrales à charbon, plus de centrales éoliennes et solaires : les émissions ont fortement baissé en 2019 et on enregistre une diminution de 12% par rapport à 2018. La production d’électricité renouvelable des 28 pays est passée à 34,6 %. Les principaux pays qui portent cette avancée sont l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Italie.

Ce contenu fait partie de la sélection
Le Fil CultureUne sélection de l'actualité culturelle et des idées  Voir toute la sélection  
L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......