LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Sur cette image figurent 42 des objets les plus imposants de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupite

42 photographies détaillées des astéroïdes de la ceinture principale

6 min
À retrouver dans l'émission

Des images qui permettent de mieux comprendre leur composition et donc l’histoire de notre système solaire, et autres actualités scientifiques.

Sur cette image figurent 42 des objets les plus imposants de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupite
Sur cette image figurent 42 des objets les plus imposants de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupite Crédits : ESO/M. Kornmesser/Vernazza et al./MISTRAL algorithm (ONERA/CNRS)

Une étude publiée aujourd’hui dans la revue Astronomy & Astrophysiques présente les images détaillées de 42 astéroïdes de la ceinture principale de notre système solaire. 

Cérès, Vesta, Urania, Némésis, Eugénia, Kaliope, Psychè : en tout 42 astéroïdes ont été imagés en détail. Des objets de 200 à 940 kilomètres de diamètre, de forme sphérique ou allongée. Il s’agit du plus vaste échantillon d’astéroïdes à ce jour, et de la meilleure résolution. Jusqu’à présent, on avait peu d’observations détaillées de ces objets qui peuplent la ceinture principale. Les seules données dont on disposait nous venaient des sondes spatiales ayant fait le voyage sur place. Dans cette zone, seulement 3 astéroïdes ont été visités : Cérès, Vesta et Lutecia. Grâce à l’instrument SPHERE du Very Large Telescope au Chili, ces mondes se dévoilent. Les chercheurs ont découvert qu’il existe en fait deux populations d’astéroïdes différentes. Ils ont aussi réussi à déterminer la densité de ces 42 objets, et donc de quoi ils sont faits globalement. C’était le chainon manquant : on connaissait leur couleur, leur orbite, leur surface, mais pas encore leur composition globale. On peut désormais remonter le fil de leur histoire géologique et mieux comprendre les différents scénarios de leur migration.

Entretien avec Pierre Vernazza, chercheur CNRS au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille et co-auteur de cette étude.

Écouter
2 min
LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Pierre Vernazza

La parution du décret contre les emballages plastiques des fruits et légumes

Le décret qui interdit les emballages plastiques autour des fruits et légumes frais doit paraître aujourd’hui. Cette mesure prévue dans la loi anti-gaspillage, pour une économie circulaire, entrera en vigueur le 1er janvier 2022. On estime que près de la moitié de la consommation plastique sert à fabriquer des emballages. Le décret concerne une trentaine de fruits et légumes frais non transformés. Toutefois, il y aura des exceptions jusqu’en 2026, notamment pour ceux vendus par lots de 1.5 kg et pour ceux qui présentent un risque important de détérioration lors de leur vente en vrac, comme les fruits rouges par exemple. Dès 2022, les professionnels du secteur alimentaire auront 6 mois pour écouler leur stock d’emballage et pour trouver des solutions alternatives.

L’impact biogéochimique de la pêche intensive

Selon une étude parue dans la revue Science Advances, l’effondrement de la biomasse de poisson a modifié le flux de carbone dans les océans. Une équipe californienne s’est demandée comment les poissons modifiaient la biogéochimie océanique, car ils rejettent en permanence des déjections riches en oxygène et en carbone. Celles-ci participent ainsi au stockage du carbone, en profondeur dans les fonds marins. Les chercheurs ont d’abord estimé la biomasse mondiale de poissons avant l’apparition de la pèche industrielle au début du 20e siècle, puis avec la pêche intensive, dans les années 1990. Il se trouve que la biomasse de poisson a été divisée par deux et par conséquent, la quantité de carbone séquestrée par l'océan aussi. Selon cette étude : "l’impact biogéochimique de la pêche est comparable à celui du changement climatique anthropique."

Le volcanisme dans des zones de marée : un incubateur de vie ? 

Enfin, selon une étude parue dans la revue Precambrian Research, le volcanisme dans les estuaires a peut-être favorisé l’émergence des premiers micro-organismes sur Terre. Selon ce papier, l’apparition des premiers organismes unicellulaires sur notre planète s’est faite ni tout à fait dans l’eau, ni tout à fait au-dessus, mais entre les deux…. Une équipe allemande a étudié des échantillons du « Moodies Group », une formation géologique en Afrique du Sud, qui contient le plus ancien enregistrement des marées, ainsi que les fossiles de micro-organismes parmi les plus anciens, vieux de 3.2 milliards d’années. Les chercheurs se sont intéressés aux échantillons riches en composés volcaniques. D’après leur analyse, la lave a coulé sur le sable et heurté l’eau, les tapis microbiens à proximité ont ainsi pu trouver un environnement riche en nutriments et en énergie pour se développer : "Le volcanisme dans des zones de marée a peut-être été le laboratoire d’incubation idéal pour la vie microbienne." 

Ce contenu fait partie de la sélection
Le Fil CultureUne sélection de l'actualité culturelle et des idées  Voir toute la sélection  
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......