LE DIRECT
James Webb Space Telescope : vers un nouveau report

James Webb Space Telescope : vers un nouveau report

4 min
À retrouver dans l'émission

James Webb Space Telescope, vers un nouveau report. Et autres actualités scientifiques

James Webb Space Telescope : vers un nouveau report
James Webb Space Telescope : vers un nouveau report Crédits : CHRIS GUNN / NASA / AFP - AFP

Le lancement du James Webb Space Telescope pourrait bien être reporté une nouvelle fois. On rappelle que le lancement du télescope spatial de la Nasa a été repoussé plus d’une dizaine de fois depuis 2007, la première date retenue pour sa mise en orbite. Alors que la date tant attendue de sa mise en orbite avait été fixée au 31 octobre 2021, il se pourrait qu’elle soit encore reportée. Cette fois le problème pourrait venir du lanceur Ariane 5 censé emporter le JWST dans l’espace. C’est semble-t-il la faute à pas de chance puisqu’Ariane 5 vole depuis 1998 et a connu plus de 100 lancements avec seulement 2 échecs complets dont le test du premier lancement. Lors des derniers lancements de la fusée de février et août 2020, le carénage emportant la charge utile ne s’est pas séparé de façon nominale. Cette anomalie a provoqué des vibrations au-dessus des limites admises. Même si le défaut a été sans incidence sur la charge utile, la NASA ne veut prendre aucun risque pour son télescope spatial dont la conception a coûté  10 milliards de dollars ! Patience donc, ce report ne devrait être que de quelques semaines à quelques mois, le temps que d’autres tests et vérifications soient réalisés. En attendant l’arrivée du James Webb Space Telescope en Guyane est prévue fin août. Cette date pour le coup ne devrait pas changer.

Virgule

Les liens entre génétique et troubles bipolaires se précisent

Une étude parue dans Nature genetics précise les liens entre génétique et troubles bipolaires. Il s’agit de la plus vaste étude sur le sujet à ce jour portant sur plus de 40 000 sujets atteints de troubles bipolaires, des troubles touchant près de 45 millions de personnes dans le monde et caractérisés par des fluctuations de l’humeur disproportionnées en intensité et en durée pouvant parfois conduire au suicide. Alors qu’on connaissait déjà le caractère potentiellement génétique et héréditaire de ces troubles, cette étude vient doubler le nombre de marqueurs génétiques des troubles bipolaires portant à 64 le nombre de régions identifiées dans le génome, porteuses de variations de l’ADN accroissant le risque de souffrir de ces troubles. Parmi ces variations génétiques facteurs de risques, certaines sont impliquées dans la communication entre cellules cérébrales et dans la signalisation cérébrale du calcium. De futurs travaux sont attendus dans le domaine qui permettraient d’affiner la prise en charge médicale des troubles bipolaires. 

Un fossile de 180 millions d’années nous révèle une étrange scène de chasse

C’est un ensemble fossile très rare présentant une scène de prédation qui a été figée pour l’éternité. Dans cette scène de chasse, un bélemnite – l’ancêtre des céphalopdes - dévore ce qui ressemble à un homard. Alors qu’il s’apprête à profiter de son repas, un deuxième prédateur, visiblement un requin, se jette sur le céphalopode. Comment se fait-il que les trois animaux aient sombré en même temps ? Pour le homard, et le céphalopode, on peut le deviner, quant au requin, ce serait le bec de bélemnite qui une fois ingéré aurait entraîné sa mort en créant un blocage dans son estomac. Ces fossiles découverts en Allemagne nous en apprennent plus sur la hiérarchie dans la chaîne alimentaire aux temps anciens. 

L'Agence internationale de l’énergie appelle à ne plus investir dans les installations pétrolières ou gazières.

Le rapport que publie l’Agence prépare le terrain de la future Cop26 qui aura lieu en novembre prochain en Ecosse. Selon les mots de l’Agence, atteindre d’ici 2050 l’objectif de zéro émission nette de C02 est une « tâche monumentale » pour un secteur de l’énergie qui est aujourd’hui à l’origine des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre. L’Agence internationale de l’énergie se prépare à un changement historique dans sa politique en tournant le dos à l’industrie des hydrocarbures qu’elle a pourtant toujours soutenue. En clair l’AIE affirme qu’ hormis les projets déjà approuvés, aucun investissement dans de nouvelles installations pétrolières ou gazières ni dans de nouvelles centrales à charbon sans solution de capture ou de stockage du carbone ne devrait être réalisé. Reste maintenant à savoir si les investissements nécessaires à cette transformation, allant de 2 000 milliards à 5 000 milliards de dollars par an d’ici à 2030, pourront être réalisés et si les gouvernements suivront ces indications.

Ce contenu fait partie de la sélection
Le Fil CultureUne sélection de l'actualité culturelle et des idées  Voir toute la sélection  
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......