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Variant de SARS-CoV-2 : quelles sont les raisons de l'inquiétude ?

3 min
À retrouver dans l'émission

Le Royaume-Uni a informé l’Organisation Mondiale de la Santé de la propagation "jusqu’à 70%" plus rapide de la nouvelle souche, selon le premier ministre Boris Johnson. Et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : picture alliance - Getty

Le 14 décembre, le ministre de la santé britannique était très alarmiste au sujet du variant de SARS-CoV-2 découvert en Angleterre. Il a déclaré qu’il s’agissait d’un virus plus virulent et qu’à Londres, cette souche serait responsable de plus de 60 % des nouvelles infections. Des restrictions plus sévères ont été prises en Angleterre. Que sait-on plus précisément ? Le Covid Genomics Consortium (un groupe britannique qui séquence le génome du SARS-CoV-2) a détecté ce variant en septembre 2020. Il a été baptisé B.1.1.7 et forme une branche à part dans l’arbre phylogénétique du virus. Il présente de nombreuses mutations, plus que la plupart des variants qui circulent déjà. Un virus à ARN mute lorsqu’il se réplique, il mute tout le temps. Or ce qu’il y a de particulier ici, c’est qu’il s’agit d’un combo de mutations. Celles-ci ont été détectées dans la séquence génétique qui code la protéine Spike, cette fameuse clé qui permet au virus d’infiltrer nos cellules. Ce sont des mutations que l’on a déjà observé auparavant, dans différentes souches du SARS-CoV-2, notamment chez le vison, mais ici c’est la combinaison de mutations qui inquiète. 

Selon les experts britanniques, "il est urgent de renforcer sa surveillance au niveau mondial". Ce variant a déjà été identifié au Pays-Bas, en Australie  et au Danemark. En France, il faudra attendre encore quelques semaines pour savoir s'il est présent. On sait que la fréquence de cette souche a augmenté, mais pour savoir à quel point elle est virulente, des expériences en laboratoire et des analyses épidémiologiques sont nécessaires. On ne sait pas si ce variant est plus grave, plus dangereux. Nous n’en avons aucune preuve, d’autant plus que la majorité des cas de personnes à l’avoir contracté ne sont que des patients de moins de 60 ans, donc moins à risque. Quid des vaccins : faudra-t-il les remettre à jour ? En Angleterre, des recherches sont déjà en cours pour vérifier si les anticorps fonctionnent toujours aussi bien. La bonne nouvelle, c’est que ces vaccins contre le coronavirus entraînent une large réponse immunitaire contre l’ensemble de la protéine Spike.

L'indépendance éditoriale du magazine "Science & Vie" en passe de devenir une affaire politique

Des députés ont demandé au gouvernement d’agir pour sauver l'indépendance éditoriale du magazine "Science & Vie". Cette revue de vulgarisation scientifique de référence a été rachetée par le groupe Reworld Media, qui remplace les journalistes de la rédaction numérique par des chargés de contenus. Ceux-ci ont diffusé sur le web, à plusieurs reprises, des articles erronés. Malgré la démission du directeur de rédaction, la menace d’un démission collective des journalistes, d’une grève à l’unanimité, d’une motion de défiance contre la nouvelle direction, d’une pétition en ligne et d’une tribune signée par 300 universitaires et scientifiques, le groupe Reworld Media n’a pas cillé. Des parlementaires ont donc adressé des courriers au ministre de l’Économie et à la Ministre de la culture afin que les pouvoirs publics prennent cette affaire en main.

L'expansion de l'agriculture : une menace énorme pour la biodiversité

Selon une étude parue hier dans la revue Nature Sustainability, presque toutes les espèces animales pourraient perdre une partie de leurs habitat d'ici 2050. Selon les modélisations de ces chercheurs britanniques : sur 20.000 mammifères terrestres, amphibiens et oiseaux, 87,7% de ces espèces vont perdre leur habitat. En cause : l’expansion agricole. L'agriculture est une menace énorme pour la biodiversité. Selon les trajectoires actuelles, ces 30 prochaines années, nous aurons besoin de 2 à 10 millions de km² de terre agricole supplémentaires, le tout au détriment des espaces naturels et ce, sur tous les continents. Seuls la réduction du gaspillage alimentaire au niveau mondial et un régime plus végétarien pourraient ralentir ce phénomène.

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