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Une fusée longue du 5 mars transportant la sonde lunaire chinoise Chang'e-5 est lancée depuis le centre spatial de Wenchang sur l'île de Hainan au sud de la Chine le 24 novembre 2020.

La Chine s'apprète à devenir le troisième pays à rapporter de la roche lunaire

3 min
À retrouver dans l'émission

Le lancement réussi de la sonde Chang'e 5 et autres actualités scientifiques.

Une fusée longue du 5 mars transportant la sonde lunaire chinoise Chang'e-5 est lancée depuis le centre spatial de Wenchang sur l'île de Hainan au sud de la Chine le 24 novembre 2020.
Une fusée longue du 5 mars transportant la sonde lunaire chinoise Chang'e-5 est lancée depuis le centre spatial de Wenchang sur l'île de Hainan au sud de la Chine le 24 novembre 2020. Crédits : STR - AFP

Hier soir, la Chine a réussi son lancement de la sonde Chang'e 5. L’objectif est de collecter et de rapporter sur Terre des échantillons de roches lunaires. Une fois que la sonde aura atteint son orbite : elle délivrera un atterrisseur, similaire à celui des précédentes missions. Il se posera dans une zone qui n’a jamais été explorée : l’océan des Tempêtes, dans l’ouest de la face visible de la Lune. Un bras robotisé équipé d’une foreuse se chargera de prélever des roches en surface et jusqu’à deux mètres de profondeur, pour rapporter un échantillon de 2 kilogrammes. Une fois l’opération terminée, un étage d’ascension décollera pour transporter le butin vers un troisième élément : la capsule de retour sur Terre. Si tout va bien, la sonde devrait atterrir vers le 16 décembre. Après les États-Unis et l’URSS, la Chine sera le troisième pays à rapporter de la roche lunaire. Outre l’intérêt scientifique, le but de Chang’e 5 est de préparer aux futures missions habitées Chang’e 7 et 8, prévues en 2030 sur le pôle Sud pour la mise en place d’une base spatiale, à destination des astronautes.

Les concentrations de gaz à effet de serre n’ont pas chuté

Selon de nouveaux chiffres de l’OMM (Organisation météorologique mondiale de l’ONU), malgré les confinements, les concentrations de gaz à effet de serre n’ont pas chuté. Si le confinement planétaire a bien réduit de façon temporaire les émissions de gaz à effet de serre, cela n’a pas fait chuter les niveaux de concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Ces concentrations sont le résultat des émissions passées et actuelles cumulées. Il n’y aura donc pas d’impact positif sur le long terme. En 2019, les niveaux de CO2 ont atteint 410 parties par million, un chiffre qui devrait être encore plus élevé en 2020. L’OMM rappelle que le dioxyde de carbone reste dans l'atmosphère et dans les océans pendant des siècles.

La découverte d’une "galaxie fossile" au sein de notre Voie lactée

Une étude parue dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society décrit la découverte d’une « galaxie fossile » au sein de notre propre galaxie. Une collaboration internationale a découvert, près du noyau de la Voie lactée, les vestiges d’une ancienne galaxie, baptisée Héraclès. C’est en utilisant les observations infrarouges de l'Observatoire d'Apache Point au Nouveau Mexique que les chercheurs ont repéré des étoiles anormales, à la composition chimique et aux vitesses différentes. Ce sont des étoiles plus pauvres en métaux et plus rapides, qui proviennent donc d’une autre galaxie. Selon eux, le gaz d’Héraclès constitue un tiers du halo galactique de la Voie lactée. Elle aurait absorbé Héraclès il y a environ dix milliards d’années.

Le camouflage acoustique des papillons de nuit

Enfin, selon une étude parue hier dans Proceedings of the National Academy of Sciences, certaines espèces de papillons de nuit ont développé des camouflages sonores. Pour les animaux nocturnes, il y a mieux que le camouflage visuel : le camouflage acoustique ! Les chauves-souris se repèrent et chassent grâce à l’écholocalisation : avec leur bio-sonar à ultrasons, elles localisent leurs proies. Une équipe britannique a découvert comment "les papillons de nuit sans oreilles" évitent ces prédateurs. Cette espèce possèdent des ailles insonorisantes. Elles sont recouvertes d'écailles qui réduisent les échos ultrasonores. Les chercheurs ont projeté des ondes sonores sur différentes espèces de papillons. Les ailes des "papillons de nuit sans oreilles"  absorbent le son sur une large gamme de fréquences.

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