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Illustration d'un bactériophage sur une bactérie

Les bactériophages au secours de l’antibiorésistance

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Une étude révèle que les bactériophages ne transmettent pas les gènes de résistance aux antibiotiques, et autres actualités scientifiques :

Illustration d'un bactériophage sur une bactérie
Illustration d'un bactériophage sur une bactérie Crédits : NANOCLUSTERING/SCIENCE PHOTO LIBRARY - Getty

Selon une étude parue hier dans la revue "ISME Communications", une sous-filiale de la revue Nature, les bactériophages sont peut-être des alliés dans la lutte contre l’antibiorésistance.

L’antibiorésistance correspond aux caractéristiques génétiques d’une bactérie qui lui permettent de résister aux antibiotiques. Avec l’utilisation massive d’antibiotiques, chez les humains comme chez les animaux d'ailleurs, cela a créé une pression de sélection sur les populations bactériennes, qui se transmettent des gènes de résistance aux antibiotiques, tant que est si bien que ces traitements ne fonctionnent plus. C’est une grave menace de santé publique et un problème grandissant. On sait que les bactéries font de la "transmission horizontale" de gènes, c’est-à-dire que des gènes peuvent passer d’une bactérie à l’autre, mais on ne comprend pas encore très bien ce phénomène. Parmi les mécanismes connus, on s’est demandé si les bactériophages, ces virus qui infectent les bactéries, participaient à la transmission de ces gènes de résistance. Une équipe française a donc mené une vaste enquête métagénomique et a séquencé l’ADN de ces bactériophages, dans des échantillons fécaux de porcs élevés dans 14 fermes bretonnes.

Marie-Agnès Petit est directrice de recherche à l’INRAE, à l’Institut Micalis. Elle est la co-autrice de cette étude. 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - BOB 1 JDS Marie Agnes Petit

Gaz à effet de serre : "une autre année, un autre record"

Selon un rapport de l’ONU paru hier, les concentrations atmosphériques de CO2 n’ont jamais été aussi élevées qu'en 2020. Selon ce rapport qui s’appuie sur le réseau de surveillance de l'atmosphère mondiale de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), 2020 a battu de nouveaux records. Le confinement mondial n’a eu aucun effet sur la concentration atmosphérique de CO2, de méthane et de protoxyde d’azote : les trois principaux gaz à effet de serre. Leurs taux d’augmentation annuels de concentration ont même dépassé la moyenne de la période 2011-2020. La concentration de CO2 en 2020 s’élève à 413,2 parties par million. Des niveaux qui sont comparables au climat de notre planète, il y a 3 à 5 millions d'années, lorsque la température était de 2 à 3 degrés plus élevée et que le niveau de la mer était de 10 à 20 mètres plus haut qu'aujourd'hui, mais sans ses 7,8 milliards d’habitants. La COP-26 commence ce dimanche à Glasgow.  

Le déclin inquiétant de la qualité du sperme 

Selon une étude parue dans "American Society for Reproductive Medicine", la fertilité masculine décline aux Etats-Unis. Une équipe américaine a analysé plus de 170.000 échantillons de sperme, prélevés entre 2005 et 2021 sur plus de 3.500 hommes en bonne santé, âgés de 19 ans à 38 ans et issus de différentes zones géographiques. Résultat : en 16 ans, la qualité du sperme a chuté. Par qualité du sperme, on entend une baisse de la concentration de spermatozoïdes, de leur motilité et de leur nombre total ; ce qui peut être un indicateur de fertilité. Différentes études ont déjà apporté des résultats similaires. Les chercheurs n’identifient pas les causes de ce déclin mais avancent des hypothèses : les changements de mode de vie, notamment l’alimentation et le stress, ou peut-être l’exposition à des produits chimiques comme des perturbateurs endocriniens.

La première image directe d’une naissance d’exoplanète

Enfin, selon une prépublication sur "arxiv", des astronautes ont obtenu une image directe de la naissance d’une planète. Il s’agit d’une exoplanète de type Super-Jupiter, baptisée 2 M 0 437 B, située à 417 années-lumière de nous. Grâce aux télescope Subaru à Hawaii, une équipe américaine a obtenu l’image directe de cette planète tout juste formée, de seulement 2,5 millions d'années. C'est probablement la planète la plus jeune que nous n’avons jamais observé. Par définition, les planètes ne brillent pas, sont peu lumineuses et donc très difficiles à détecter. Toutefois, cette exoplanète est encore chaude, a conservé la majeure partie de sa chaleur de formation et reste visible dans le domaine infrarouge. Si cette prépublication est validée, elle nous permettra de mieux comprendre le processus de formation des systèmes planétaires.

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