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Les stéréotypes de genre ont la peau dure, même dans les sciences...

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Les stéréotypes sexistes implicites n'épargnent pas les scientifiques : une étude en révèle les mécanismes. Et autres actualités du jour.

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1948 Crédits : Bettmann - Getty

Analyser les biais cognitifs liés au genre

Petit rappel : les femmes restent sous-représentées dans les sciences. Toutes disciplines confondues, un chercheur sur trois est… une chercheuse. Si elles ne sont que 35% à tenir ce poste, plus on monte en hiérarchie, plus ce chiffre s'amenuise. Une étude parue hier dans la revue Nature Human Behaviour revient sur ces chiffres et s’intéresse aux stéréotypes de genre actifs dans ce secteur. Il ne s'agit pas d'un travail militant mais bien d'un vaste travail de recherche en psychologie sociale et cognitive. Il a été menée sur 10 instituts du CNRS et a suivi, pendant deux ans, 40 jurys responsables des nominations aux postes prestigieux. Pour la première fois, une étude montre que les stéréotypes implicites existent chez les scientifiques eux-mêmes. Comment a-t-on fait pour faire apparaître leur existence ? La méthode est celle du test informatisé dit des "associations implicites". Ce test permet de faire apparaître les associations automatiques créées et stockées par notre mémoire à long terme, et à court terme. Le premier résultat de cette étude montre que la sous-représentation des femmes en sciences est telle que, dans la mémoire sémantique, le mot science est plus rapidement associé au mot masculin. Dans un seconde temps, l'étude montre que plus les jurys nient ou minimisent l’existence de ce biais, plus les discriminations sont fortes. Entretien avec Isabelle Régner, professeure au Laboratoire de psychologie cognitive d’Aix-Marseille-Université et co-auteure de cette étude. 

Dans les faits, un jury sur deux ne reconnait pas les discriminations que peuvent subir les femmes en sciences. (...) Mais dans nos résultats, on a des solutions aussi : éduquer les jury, leur expliquer comment fonctionnent les biais, que ces biais - qui sont automatiques en mémoire -  peuvent nous influencer à notre insu. Prendre conscience de cela et comprendre comment cela fonctionne peut nous aider à résister à cette influence négative. Isabelle Régner

Fédor - le robot androïde russe - est à bord de l’ISS

Arrimage réussi ce matin du vaisseau Soyouz, avec Fédor, le premier robot humanoïde à taille humaine de Roskosmos. Il s'agissait aussi du premier vol inhabité d’une navette taxi Soyouz. Suite aux couacs de l’an passé, l’agence russe teste de nouveaux systèmes d_’_urgences. Fédor, lui, a pour mission d’apprendre à assister les astronautes de la Station Spatiale jusqu’au 7 septembre prochain.

Des physiciens irlandais viennent de créer le plus petit moteur thermique du monde

C’est un moteur à échelle nanométrique : il est 10 milliards de fois plus petit qu’un moteur de voiture. Il n’est constitué que d’un seul atome,  un ion de calcium 40. Jusqu’à présent - en thermodynamique des systèmes physiques microscopiques - le plus petit moteur était constitué de deux atomes. Le but - à terme- c’est d’intégrer ces dispositifs à d'autres technologies pour améliorer leur efficacité énergétique. Les résultats sont à lire dans Physical Review Letters.

Avoir un chien serait bon pour la santé cardiovasculaire

Depuis 2013, des chercheurs tchèques suivent plus de 1700 personnes, de 25 à 65 ans. Ils ont comparé la santé de ceux qui avait un chien avec celle de ceux qui n’en n’avait pas. L'équipe vient de publier les conclusions de cette étude épidémiologique dans le journal Mayo Clinic Proceedings et révèle que, quel que soit l’âge et le sexe du patient, les propriétaires d'animaux de compagnie - et en particulier de chiens - ont moins d’AVC et une meilleure santé cardiaque.  Avoir un chien rend en effet plus actif et implique plus d'activité physique. Cela améliore aussi la santé mentale et prémunit de l'isolement social - deux facteurs de risque d'attaques cardiaques. L’étude incite même à adopter un animal de compagnie pour préserver sa santé. 

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