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Aurait-on confondu matière noire et effet de marée ?

5 min
À retrouver dans l'émission

Une étude contredit les modèles de physique de la matière sombre et autres actualités scientifiques.

Crédits : Nasa - Getty

Une étude parue hier dans The Astrophysical Journal contredit les modèles de physique de la matière noire. Cela fait bientôt 50 ans que l’on tente de détecter cette hypothétique matière noire. Elle expliquerait le comportement des galaxies entre elles et les anomalies de vitesse de rotation d’étoiles. À partir des nouvelles données du satellite Gaia, une équipe franco-chinoise a réexaminé les étoiles et la dynamique des galaxies naines proches de notre Voie lactée. Les chercheurs se sont aperçus que leurs orbites étaient - non pas circulaires comme on le pensait, comme des satellites autour de notre galaxie - mais radiales, c’est-à-dire qu’elles viennent vers la Voie lactée de façon brutale. À partir de là, l’étude montre que ce qui est établi pour être de la matière noire est en fait un phénomène physique beaucoup plus simple : un effet de marée, celui que la Voie lactée exerce sur les galaxies naines qui l’entourent. 

Interview avec François Hammer, astrophysicien à l’Observatoire de Paris, il est le co-signataire de cette étude .

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS françois hammer

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  • Écouter les tremblements de Mars
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La Nasa a publié aujourd’hui les enregistrements sonores des tremblements de Mars. En novembre 2018, l'atterrisseur Insight s’est posé sur Mars et depuis, son sismomètre SEIS capte les vibrations de ses sous-sols. En avril dernier, il enregistrait le premier séisme martien. Depuis, il a détecté une centaine de secousses, dont 21 considérées comme des séismes. Les sons ont été reconstitués pour être audibles pour l’oreille humaine. Grâce à ces grondements, on en sait plus sur la composition de la croûte martienne. La façon dont ces ondes se propagent - pendant plusieurs longues minutes - indique que la croûte martienne est à mi-chemin entre la croûte terrestre et celle de la Lune.

  • L'adaptabilité cérébrale des aveugles

Selon une étude parue aujourd’hui dans Proceedings of the Royal Society B, les personnes aveugles développent des capacités d’adaptation cérébrales insoupçonnées. Des chercheurs britanniques ont mené diverses expériences d’écholocalisation - le fait de pouvoir se repérer les yeux fermés grâce au cliquetis d’un objet. Ils montrent que pour traiter ces échos, les personnes aveugles utilisent une zone à l’arrière du cerveau : le cortex visuel primaire. Cette même zone permet aux personnes voyantes de se repérer dans l’espace. Sans l’usage d’un sens – la vue en l’occurrence - le cortex visuel peut donc adapter sa capacité de cartographie spatiale à un autre sens. L’étude suggère que le cerveau n’est pas organisé par système sensoriel mais par tâche, et qu’il fait preuve d’une flexibilité neuronale jusque-là inconnue.

  • Un nouveau supraconducteur dit "impossible"

La revue Nature Communications annonçait hier qu'une équipe internationale vient de synthétiser un composé dit "impossible" doté d'une supraconductivité sans précédent. Jusqu'à présent, les supraconducteurs sont limités à des températures très basses ou à des pressions atmosphériques extrêmement élevées, ce qui rend ces technologies très coûteuses, et donc très limitées dans leurs applications. Ce nouveau composé, c’est le superhydride de cérium, ou CeH9. Il comprend du cérium et beaucoup d'hydrogène, et présente une supraconductivité à une pression relativement basse. C’est pour cela qu'on le dit "impossible" car l’hydrogène peut devenir supraconducteur mais seulement sous une pression énorme. Néanmoins, le CeH9 nécessite encore des températures basses de moins de 200 degrés pour pouvoir fonctionner. 

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