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Vue d’artiste d’un système binaire de trous noirs sur le point d’entrer en collision.

La détection d’une nouvelle catégorie de trou noir

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La première observation directe d’un "trou noir de masse intermédiaire" et autres actualités scientifiques.

Vue d’artiste d’un système binaire de trous noirs sur le point d’entrer en collision.
Vue d’artiste d’un système binaire de trous noirs sur le point d’entrer en collision. Crédits : Mark Myers, ARC Centre of Excellence for Gravitational Wave Discovery (OzGrav).

Deux études très attendues viennent de paraître aujourd’hui dans Physical Review Letters et dans Astrophysical Journal Letters. Elles décrivent la détection d’une nouvelle catégorie de trou noir. Voici enfin, la première observation directe d’un « trou noir de masse intermédiaire ». Depuis leur prédiction dans les années 1970, nous n’en n’avions jusqu’à présent, que des preuves indirectes. Cet objet se situe entre les trous noirs « stellaires »- d’une dizaine de masses solaires - et ceux dit « supermassifs » - qui sont au cœur de certaines galaxies et qui dépassent le million de masses solaires. Le trou noir en question a été baptisé GW 190 521 et il fait 142 masses solaires. Le 21 mai 2019, les deux détecteurs d’ondes gravitationnelle LIGO et VIRGO ont détecté la fusion de deux trous noirs géants - respectivement 85 fois et 66 fois plus lourds que notre Soleil. Il s'agit d'une découverte importante car la naissance de ces objets reste encore mal comprise. 

Entretien avec Nelson Christensen, directeur de recherche CNRS et directeur du laboratoire Artémis de l’Observatoire de la Côte d'Azur à Nice, est l’un des signataires de ces papiers.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Nelson Christensen

Comment les "contrôleurs d'élite" étouffent le VIH

Selon une étude parue dans Nature, la clé de la guérison du VIH se trouve peut-être chez les personnes séropositives appelées « contrôleurs d’élite ». Ils sont une toute petite fraction de personnes séropositives qui présentent une résistance naturelle au virus ; et qui n’ont pas à passer par des traitements antirétroviraux. Ils représentent moins de 0.5% des 35 millions de personnes dans le monde touchées par le VIH. Une équipe américaine a comparé des milliards de cellules de personnes malades - contrôleurs d’élite ou non. Lorsque le VIH infecte des cellules, le virus infiltre le matériel génétique de son hôte pour produire des protéines virales et se répliquer. Ces chercheurs ont découvert que - chez les contrôleurs d'élite - le virus se loge dans des emplacements du génome que l’on appelle « des déserts génétiques ».  Le matériel génétique viral est donc mis de côté, est reste hors de portée des autres éléments de la cellule. 

Les abeilles sont capables de calculer la probabilité et de l'utiliser pour trouver de la nourriture

Selon une étude parue aujourd’hui dans Proceedings of the Royal Society B, _l_es abeilles sont capables de calculer la probabilité et de l'utiliser pour trouver de la nourriture. Pour nourrir leur colonies, les abeilles font face à une multitude de fleurs qui - selon leur nectar - répondent plus ou moins bien à leurs besoins.  Des chercheurs australiens viennent de mettre en lumière une capacité cognitive insoupçonnée chez ces butineuses. Ils ont appris à une vingtaine d’abeilles à distinguer les couleurs de fleurs artificielles à leur probabilité d'obtenir de l’eau douce ou - de l’eau sucrée. Les différents exercices montrent que les abeilles sont capables de maximiser leurs chances pour obtenir de l’eau sucrée. Elles rejoignent donc les espèces qui comprennent et utilisent les probabilités, aux côtés de l’humain, du singe et du perroquet. 

Les première literies d'Homo Sapiens

Enfin, selon une étude parue dans Science, il y a 200.000 ans, Homo Sapiens construisait ses premières literies. Des chercheurs du CNRS ont fait cette découverte sur le site archéologique de Border Cave en Afrique du Sud. Avec différentes techniques microscopiques et spectroscopiques, les chercheurs ont identifié des litières au fond de la grotte. Ce sont comme des matelas de plantes, constitués de touffes d’herbes, qui sont placés sur des couches de cendres. Ces cendres, étaient utilisées pour assainir le sol et pour repousser les insectes - en l’occurrence les tiques. Les humains de l’âge de pierre avaient donc des notions d’hygiène mais aussi, le sens du confort.  

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