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La pollution de l’air : un fléau bien plus grave que les guerres, le sida, le paludisme et le tabagisme

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Une "pandémie" de pollution atmosphérique et autres actualités scientifiques.

Crédits : Fairfax Media - Getty

Selon une étude parue dans Cardiovascular Research : la pollution de l’air serait un fléau bien plus grave que les guerres, le sida, le paludisme et même le tabagisme. On sait depuis des décennies que la pollution de l’air augmente les risques de maladies cardiovasculaires et respiratoires. Une équipe allemande en a calculé les conséquences sur l’espérance de vie à l’échelle mondiale. Ils proposent un nouveau modèle - The Global Exposure Mortality Model - créé à partir de modélisations atmosphériques basées sur la chimie des polluants, qu’ils ont regroupées avec des données de précédentes études épidémiologiques. Selon leur calcul, la pollution de l’air serait liée à 8,8 millions de décès par an. Ils ont ensuite comparé avec d’autres maladies, et les conséquences sont similaires voire plus élevées que pour le tabagisme. En moyenne, à l’échelle mondiale, trois années d’espérance de vie sont perdues à cause de la pollution atmosphérique. 

Bénédicte Jacquemin est épidémiologiste à l’ INSERM, associée à l’IRSET, l’Institut de Recherche en Santé, Environnement et Travail.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Bénédicte Jacquemin

Le taux de mortalité par coronavirus serait plus élevé qu’on ne le pensait

L’OMS a déclaré hier que le taux de mortalité par coronavirus serait plus élevé qu’on ne le pensait. On pensait que le taux de mortalité pour le COVID-19 était d'environ 2%, alors qu'il serait en réalité de 3,4% . En comparaison, la grippe saisonnière tue 1% des personnes infectées. Ainsi, 3,4 % signifie que sur 1.000 personnes infectées, 34 personnes peuvent en succomber. L’OMS a également rappelé que le virus se propage moins efficacement que la grippe. 

De l'ADN de dinosaures intacts vieux de 75 millions d’années

Selon une étude parue dans National Science Review, des chercheurs ont trouvé des traces d’ADN de dinosaures vieilles de 75 millions d’années. Jusqu’à présent, on estimait qu'au-delà de la limite d’un million d’années, le matériel génétique commence à se dégrader. Des chercheurs des États-Unis, du Canada et de la Chine ont étudié des fossiles de bébés dinosaures à bec de canard, et en particulier la conservation moléculaire de leur cartilage. Dans les cellules de ces cartilages, ils ont trouvé des marqueurs chimiques de l'ADN, des fragments préservés de protéines et de chromosomes. Selon les auteurs, le cartilage permettrait de mieux préserver le matériel génétique et ce, bien mieux que les os qui sont plus poreux et plus perméables aux bactéries. Le débat sur la durée de conservation de l’ADN est à nouveau ouvert. 

Les perroquets aussi ont la capacité de comprendre les probabilités

Selon une étude parue dans Nature communications, les perroquets aussi ont une capacité à comprendre les probabilités. Les humains et les primates ne sont pas les seuls animaux à être dotés de cette compétence. Une équipe néo-zélandaise a démontré que certains perroquets, les kéas, sont capables d’évaluer le caractère probable d’un événement, en l’occurrence la distribution de friandises. Les perroquets ont d’abord appris à reconnaître le fait que les jetons de couleur noire donnaient droit à une récompense alimentaire, et que ceux de couleur orange n’en n’offraient aucune. Puis, une série d’expériences, avec ces jetons visibles dans des gobelets puis dissimulés dans des mains, montrent que ces oiseaux peuvent déterminer la chance qu’ils ont de récupérer le bon jeton. Une fois de plus, cette espèce présente des capacités cognitives complexes.  

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