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Les hommes et femmes de Neandertal aussi enterraient leurs morts

4 min
À retrouver dans l'émission

Une nouvelle preuve de l'humanité complexe des Néandertaliens, et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : The LIFE Picture Collection - Getty

Est-ce que, comme nous, Néandertal enterrait ses morts ? Est-ce que les pratiques funéraires sont une spécificité de notre espèce ? La question fait débat depuis longtemps chez les archéologues, d’autant plus qu’elle est considérée comme fondatrice du comportement humain. Une équipe internationale dirigée par les chercheurs du CNRS vient de mettre fin au débat. Selon leur étude parue aujourd’hui dans la revue Scientific Reports, les hommes et les femmes de Néandertal prenaient soin de leurs morts. L’équipe s’est à nouveau penchée sur l’un des sites néandertaliens les plus connus en France : l’abri sous roche de La Ferrassie, en Dordogne, et en particulier au squelette d’un enfant de deux ans, vieux de 41.000 ans. À partir d’ossements découverts dans les années 70 mais aussi à partir de nouvelles fouilles, les chercheurs ont mis en évidence que cet enfant avait bien été enterré. D’une part, l’état de conservation de ses os montre qu’il a été enfoui rapidement après sa mort. D’autre part, les couches sédimentaires autour de lui ont été daté, et la datation révèle qu’une fosse a bien été creusée pour ensuite être refermée. Il s’agit bien d’un enfouissement volontaire. Encore une fois, Néandertal fait la démonstration d’une humanité complexe.

Vaccins contre le SARS-CoV2 : les premières études 

Hier, le laboratoire anglais AstraZeneca a publié dans The Lancet ses résultats sur son vaccin contre le SARS-CoV2 et la FDA a rendu publics ceux du groupe Pfizer/ BioNTech. Nous avons enfin des détails des études scientifiques qui complètent les communiqués de presse. Dans The Lancet, les résultats d’Astra Zeneca ont été validés par la pairs. Leur vaccin en deux prises a été efficace à 70%. C’est le vaccin le moins cher et celui qui se conserve le plus facilement. Mais, les agences médicales britanniques, européennes et américaines ont remarqué, qu’il n’y avait pas assez de personnes à risque dans les essais cliniques. Des études complémentaires sont donc attendues. Quant au vaccin de Pfizer/Bionetech, qui est déjà utilisé en Angleterre depuis hier, il montre bien une efficacité de 95%, et de 52% dès la première dose. Autre différence : les personnes à risque sont aussi protégées. 

Nicolas Martin reviendra plus longuement sur ces résultats dans la prochaine Radiographie du coronavirus ce vendredi 11 décembre dans la matinale de Guillaume Erner.

La loi de programmation de la recherche : un loi anticonstitutionnelle ? 

Selon différents groupe de juristes, la LPR, La loi de programmation de la recherche, est anticonstitutionnelle. Des collectifs de juristes ont saisi le Conseil constitutionnel contre la très contestée LPR. Avant son adoption le 20 novembre dernier, des amendements ont été passés in extremis. Notamment celui qui écarte le rôle du CNU dans le recrutement des universitaires. Un amendement qui menace "l’indépendance des enseignants-chercheurs".  Selon les recours déposés, c’est l’ensemble du texte de loi qui représente une "non-conformité constitutionnelle", ou "une atteinte aux principes d’égalité" ou encore "une atteinte au libre consentement des parlementaires".  Le Conseil constitutionnel tranchera dans quelques semaines. 

Première étape pour un vaccin universel contre la grippe 

Enfin selon une étude parue dans Nature Medicine, une équipe américaine a conçu un vaccin universel contre la grippe. Ce n’est qu’une étude sur un essai clinique de phase I, avec une toute petite cohorte de 65 personnes. Mais les résultats sont intéressants. Le problème avec le virus de la grippe, c’est qu’il mute beaucoup, ce pourquoi on est obligé de re-vacciner chaque année. Il s’agit ici d’une nouvelle approche : ce vaccin en deux ou trois injections est à base d’hémagglutinine (la principale protéine de surface du virus, qui se lie aux récepteurs des cellules hôtes). Contrairement aux approches classiques, ce vaccin cible une autre partie de cette protéine. Il serait donc actif contre un large spectre de souches et il offrirait une immunité durable, pendant au moins 18 mois. Toutefois, avant de parler d’un vaccin universel contre la grippe solide, il reste encore de nombreuses étapes. 

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