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Un tiers des surfaces terrestres a été modifié en seulement 60 ans

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Un tiers des surfaces terrestres a été modifié en seulement 60 ans

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. Crédits : VCG / Contributeur - Getty

Selon une étude parue hier dans la revue Nature Communications, depuis 1960, un tiers des surfaces terrestres a été modifié. L’empreinte humaine sur les terres mondiales est beaucoup plus importante qu’on ne le pensait : déforestation, artificialisation des sols, expansion agricole, urbanisation, exploitation minière, etc. Depuis les années 1960, 43 millions de kilomètres carrés de terres ont changé d'utilisation, ce qui représente 32% de la superficie terrestre mondiale, soit une superficie aussi grande que celle de l’Afrique et de l’Europe réunies. C’est environ quatre fois plus étendu que ce qui était précédemment estimé. Pour cette nouvelle estimation plus précise, une équipe européenne s’est appuyée sur les statistiques à long terme de la FAO (l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture) combinées à des images satellites haute résolution. Grosso modo, les forêts ont diminué dans le monde tandis que les terres cultivées et les pâturages se sont étendus. Toutefois, cette dynamique n’est pas partout la même. La déforestation et l'expansion agricole concernent surtout l’hémisphère sud, tandis que le reboisement concerne plutôt l’hémisphère nord. Les auteurs constatent aussi une décélération de ce phénomène depuis la crise économique de 2006. Selon eux, le commerce mondial et son ralentissement ont une influence sur l’exploitation des sols. 

CoVid-19 et surpoids : un sur-risque pour les plus jeunes

Selon une étude parue dans The Lancet Diabetes and Endocrinology, l’obésité est surtout un sur-risque pour les plus jeunes. Dès le début de l’épidémie, on a vu dans les hôpitaux que le surpoids était un facteur de risque. Il s’agit de la plus grande étude épidémiologique réalisée à ce sujet. Des chercheurs anglais ont étudié les données de 6,9 millions de patients britanniques, entre janvier et avril 2020. Il se trouve que chez les 18-39 ans, le risque de développer des formes graves de la maladie augmente avec l’indice de masse corporelle. Un risque de mortalité est même observé à partir d’un IMC de 28, un indicateur de surpoids. Les personnes aux IMC les plus bas, en condition de dénutrition, présentent aussi plus de risques de développer des formes sévères. En France, si vous avez plus de 18 ans et un indice de masse corporelle supérieur à 30, vous êtes prioritaire pour la vaccination. 

Le léger bourdonnement du plasma de l'espace interstellaire

Selon une étude parue dans Nature Astronomy, la sonde Voyager 1 a détecté le léger bourdonnement du plasma dans l'espace interstellaire. En 2012, Voyager 1 est devenue la première sonde à franchir l’héliopause. Elle navigue depuis dans l’espace interstellaire à plus de 23 milliards de kilomètres de nous. Son instrument, le PWS (pour Plasma Wave System), qui mesure la densité électronique, fonctionne toujours. 40 ans après son lancement, le PWS a détecté un faible bourdonnement de plasma, un signal de fond constant. Cela va permettre d’échantillonner la densité du plasma interstellaire et cela suggère aussi que l’espace n’est pas complétement vide. 

Des implants cérébraux pour façonner la sociabilité des souris 

Enfin, selon une étude parue dans Nature Neuroscience, des implants cérébraux sur des souris ont permis de contrôler à distance leur interactions sociales. Il s’agit d’une expérience américaine d’optogénétique, un domaine de recherche qui consiste à utiliser la lumière pour activer ou désactiver des neurones spécifiques. Ces chercheurs ont modifié génétiquement des souris pour que leurs neurones expriment un gène d'algues, sensible à la lumière. Ils ont inséré entre le crâne et la peau de ces souris de nouveaux implants sans fil, d’un demi-millimètre d'épaisseur, et qui sont munis d’une LED contrôlable à distance. La LED devait activer des neurones dans les parties du cerveau associées à la socialisation. Une fois l’implant activé, près de la moitié des souris se sont montrées plus sociales les unes envers les autres, par du toilettage ou du reniflement. L’expérience vise surtout à mieux étudier la connectivité entre les neurones. 

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