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12 octets : le fameux « hello world! » des programmateurs informatiques.

Technologie d'archivage : 12 octets codés et stockés dans de l'ADN de cellules vivantes

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Des chercheurs ont converti les données digitales en données biologiques pour les stocker directement, in vivo, à l'intérieur des cellules d'E.coli et autres actualités scientifiques.

12 octets : le fameux « hello world! » des programmateurs informatiques.
12 octets : le fameux « hello world! » des programmateurs informatiques. Crédits : Yuichiro Chino - Getty

Selon une étude parue dans la revue Nature Chemical Biology, une équipe américaine a réussi à stocker des données dans de l’ADN de cellules vivantes. Après tout, l’ADN est le premier support de stockage d’informations en biologie. Ces chercheurs ont converti des données digitales en données biologiques, grâce à la technologie des ciseaux génétiques Crispr-Cas9. Jusqu’à présent, les différentes tentatives se sont faites avec de l’ADN de synthèse, in vitro. Ces chercheurs sont allés un peu plus loin en stockant des données numériques directement, in vivo, dans les chromosomes d’un bactérie : E. coli. 

A l'aide des quatre bases d'ADN - adénine, cytosine, thymine et guanine - ils ont attribué différents arrangements de ces séquences d'ADN à différentes lettres de l’alphabet. Ils ont ainsi pu coder à l'intérieur des cellules d'E. coli un message texte de 12 octets : le fameux « hello world! » des programmateurs informatiques. 

Par la suite, après avoir séquencé le génome de la bactérie, les chercheurs ont réussi à décoder ce message. L’avantage, c’est que ces données placées dans de l’ADN sont protégées par la cellule et par ses mécanismes de protection. On est encore loin d’avoir trouvé un système de stockage à long terme qui remplacerait nos disques durs. Mais c’est un petit pas vers cette voie.

Pas d’immunité collective contre le SARS-CoV-2 avant 2022

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, nous n’atteindrons pas l’immunité collective contre le SARS CoV-2 en 2021, même avec les vaccins. C’est ce qu’a annoncé la responsable scientifique de l’OMS. Même si certaines nations parviennent à atteindre l’immunité collective, « cela ne protégera pas les gens à travers le monde » . Il y a plusieurs obstacles à surmonter. D’une part : augmenter la production de doses. Cela prend du temps, surtout quand il est question de milliard de doses. D’autre part : le déploiement de la vaccination partout dans le monde reste un défi. Les pays riches se sont rués sur les stocks disponibles. De nombreux pays se retrouvent sans vaccins. Selon un rapport d’Amnesty International, dans les pays en développement, 9 personnes sur 10 risquent de manquer de vaccins. L’OMS préconise donc de ne pas baisser la garde jusqu’à… l’hiver prochain. Bonne année 2021 à tous !

Les premiers cas de Covid-19 chez le gorille

Pour la première fois, deux gorilles viennent d’être testés positifs au Covid-19. Puisque nous sommes génétiquement très proches d’eux, on se doutait que certains primates pouvaient contracter le SARS-CoV-2. Hier, le zoo de San Diego en Californie a annoncé avoir testé deux gorilles et un troisième qui montre des symptômes. Ces animaux ont commencé à tousser la semaine dernière. Ils ont été placés en quarantaine. Pourtant fermé au public, la contamination viendrait peut-être d’un employé du zoo asymptomatique.

Le mensonge modifie notre langage corporel

Et enfin, selon une étude parue dans la revue Royal Society Open Science, une personne qui ment, imite le langage corporel de son interlocuteur.  Les chercheurs néerlandais ont mené une expérience dans laquelle 50 personnes été invité à résoudre un casse-tête en l’espace de 5 minutes, avec la possibilité de tricher pour le résoudre rapidement. Les participants étaient ensuite invités à discuter entre eux de la résolution de ce casse-tête. Un accéléromètre sans fil a enregistré les mouvements de la tête, de la poitrine et du poignets des participants. C’est imperceptible à l’œil nu mais lorsque quelqu’un dit la vérité, les mouvements de son corps ne ressemble pas à celui de son interlocuteur. À l’inverse, les menteurs imitent inconsciemment les mouvements les plus subtils de son auditeur. Cette découverte pourrait conduire à de nouveaux tests de détection de mensonges.

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