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Le rover Curiosity au bord du cratère Gale, Mars.

Mars : d’inexplicables variations d'oxygène

5 min
À retrouver dans l'émission

Un nouveau mystère sur la planète Mars que les chercheurs n'expliquent pas, et autres actualités scientifiques.

Le rover Curiosity au bord du cratère Gale, Mars.
Le rover Curiosity au bord du cratère Gale, Mars. Crédits : Nasa

Le rover Curiosity rapporte des pics d’oxygène sur la planète Mars que l’on ne s’explique pas. Depuis cinq ans, le spectromètre SAM (pour Sample Analysis at Mars) embarqué à son bord mesure les variations de gaz dans l’atmosphère martienne. Dans une étude parue hier dans The Journal of Geophysical Research Planet, on découvre que l’atmosphère est composée à 95 % de dioxyde de carbone et plus faiblement d'azote, d'argon, de monoxyde de carbone et d'oxygène, à 0,16%. Sur Terre, le rapport de mélange des gaz ne varie jamais, mais sur Mars, ce n’est pas le cas. En hiver, sur chaque hémisphère, le CO2 se condense pour former d’épaisses calottes de glace carbonique, ce qui fait que tous les autres gaz qui ne peuvent pas se condenser - comme l’azote et l’argon par exemple - fluctuent tous au même rythme. Ces fluctuations sont les mêmes selon les saisons, sauf pour l’oxygène. Les chercheurs ont même pensé à un bug technique. Ce mystère en rencontre un autre : celui des fluctuations de méthane sur Mars.

Interview avec François Forget, astrophysicien et directeur de recherche CNRS à l’institut Simon Laplace :

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - François Forget

Hayabuza 2 de retour sur Terre

La sonde japonaise Hayabuza 2 quitte aujourd’hui l’astéroïde Ryugu pour revenir sur Terre. En février, la sonde avait réussi à prélever à l’aide de son bras mécanique des échantillons de la surface de cet astéroïde. En juillet dernier, grâce à un « impacteur » qui avait provoqué une explosion, Hayabuza 2 avait même récolté des échantillons du sous-sol. La capsule contenant ces prélèvements devrait atterrir sur Terre à la fin de l’année 2020, après avoir parcouru 300 millions de kilomètres. 

Le Nil, un fleuve vieux de 30 millions d'années

Les géologues pensaient que le Nil s’était formé il y a environ 6 millions d’années. Selon une étude parue dans Nature Geoscience et à partir de nouvelles datations, une équipe internationale estime que le fleuve est vieux d'au moins 30 millions d’années. Les chercheurs ont étudié les anciennes roches volcaniques des hauts plateaux éthiopiens, puis ont analysé les sédiments enfouis sous le delta du Nil. Ils ont ainsi découvert que les hauts plateaux éthiopiens se sont formés il y a 30 millions d’années et sont restés depuis à la même hauteur. L’équipe a ensuite vérifié et confirmé ses résultats avec des simulations informatiques qui reconstituent 40 millions d’années d’activité tectonique.

"Eau liquide" = "vie" ?

Dans Nature Ecology & Evolution, une étude montre que l’eau à la surface d’une planète ne signifie pas forcément qu’elle peut être habitable.  C'est la conclusion d’une équipe franco-espagnole qui a étudié les sources chaudes du champ géothermique de Dallol, en Éthiopie. Après une batterie d’analyses, un séquençage massif des gènes marqueurs d’identité microbienne, des analyses chimiques des saumures et de la microscopie électronique à balayage associée à de l’imagerie chimique, l’étude montre que la vie microbienne ne peut pas apparaître dans ces bassins hyper-salés et hyper-acides. Cet article montre que sur notre planète, certains endroits peuvent être stériles même lorsqu’il y a de l’eau liquide. 

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