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2 études prouvent que le virus s’était déjà propagé sur le territoire américain, bien avant que le premier cas officiel ne soit détecté le 19 janvier 2020.

CoVid-19 : le virus circulait déjà aux États-Unis en décembre 2019

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Le virus du SARS-CoV-2 était présent aux États-Unis bien avant la première détection officielle ; et autres actualités scientifiques.

2 études prouvent que le virus s’était déjà propagé sur le territoire américain, bien avant que le premier cas officiel ne soit détecté le 19 janvier 2020.
2 études prouvent que le virus s’était déjà propagé sur le territoire américain, bien avant que le premier cas officiel ne soit détecté le 19 janvier 2020. Crédits : Anton Petrus - Getty

On commence ce journal avec deux études parues hier dans la revue Clinical Infectious Diseases : le SARS-CoV-2 circulait déjà aux Etats-Unis en décembre 2019. Ces 2 études prouvent que le virus s’était déjà propagé sur le territoire américain, bien avant que le premier cas officiel ne soit détecté le 19 janvier 2020. Dans la première étude, les chercheurs du National Institute of Health ont examiné des échantillons sang (qui proviennent de la grande étude observationnelle « All of us »), prélevés dans tout le pays sur près de 24.000 personnes, entre janvier et mars 2020. Puis, ils sont partis à la recherche d’anticorps contre le SARS-CoV-2. Après avoir écarté les faux positifs, ils ont découvert 9 cas positifs qui proviennent de 5 états différents. Le premier échantillon positif remonte au 7 janvier dans l’Illinois. 

Dans la deuxième étude, les chercheurs du CDC, ont analysé plus de 7.000 échantillons de sang, collectés pour La Croix Rouge de la mi-décembre à la mi-janvier 2020. Les tests sérologiques ont révélé 106 échantillons positifs. Comme on estime qu’il faut au moins deux semaines pour créer des anticorps après une infection, cela signifie que plusieurs chaînes de transmission se sont produites aux Etats-Unis dans les environs de Noël 2019, avant que la propagation du virus ne décolle en février 2020.  

Le variant Delta double le risque d'hospitalisation 

Selon une étude parue dans The Lancet, le variant delta du SARS-CoV-2 (ex "variant indien") entraîne plus d'hospitalisations. Le variant delta est environ 60% plus transmissible que le variant alpha (précédemment appelé "variant anglais"). En Angleterre, il est à présent le variant prédominant et représente 90% des nouvelles contaminations. Une équipe britannique a examiné les données démographiques, le risque d'hospitalisation et l'efficacité des vaccins en Ecosse, sur une base de données de soins de 5,4 millions de personnes, ce qui représente la quasi-totalité de la la population écossaise. Selon ce papier, le variant delta double le risque d’hospitalisation. Toutefois, bonne nouvelle : les vaccins offrent une forte protection. La double injection se montre efficace à 80,8% contre le variant delta : une seule dose de vaccin n’offre qu’une protection de 33,2%.  

Mission Alpha : la sortie spatiale de Thomas Pesquet 

En ce moment même, Thomas Pesquet est en train de faire sa première sortie extravéhiculaire dans le cadre de la mission Alpha. C’est la troisième sortie spatiale de l’astronaute français, avec toujours le même coéquipier, l’Américain Shane Kimbrough, après leurs deux premières sorties orbitales en 2017. Depuis 14h, jusqu’à 20h ce soir, sous leur scaphandre qui limite leur dextérité et face au vide spatial, les deux astronautes installent de nouveaux panneaux solaires sur l’ISS. La station spatiale internationale est vieillissante et ce sont des panneaux « nouvelle génération » dont il s'agit là, pour augmenter la production d'énergie. Vous pouvez suivre l’intégralité de ces 6h30 de mission sur le Youtube de la NASA. Une seconde et dernière sortie est prévue ce dimanche.  

Nous surestimons l’affection que nos chiens nous portent 

Enfin, selon une étude parue dans la revue « Applied Animal Behaviour Science », l’amour que vous portez à votre chien n’est peut-être pas aussi réciproque que vous le pensez.  Ce sont les conclusions de cette équipe chilienne. Pour mesurer l’attachement d’un animal à son maître, les chercheurs ont demandé à 41 propriétaires de chiens d’évaluer leur lien chien-humain. Puis, ils ont fait passer aux animaux des tests d’attachements, ceux-là mêmes que l’on fait passer aux nourrissons. Un chien, un propriétaire et un étranger sont présentés, séparés puis réunis dans une pièce. Ils ont ensuite équipé les chiens de colliers GPS pour observer leurs déplacements, et voir s’ils sont fugueurs ou non. Il se trouve que les scores inférieurs aux tests d’attachement sont liés à de plus grandes distances de fugues. Dans l’ensemble, les propriétaires ont tendance à surestimer la force du lien et l’affection que leur chien leur porte. 

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