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La découverte d'un nouveau composant du sang

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Le sang contient des mitochondries extra-cellulaires ; et autres actualités scientifiques.

Crédits : Getty

S’il y a bien une chose que l’on pensait bien connaitre, c’est le sang humain… Pendant sept ans, une équipe française a analysé une centaine d’échantillons de plasma sanguin par microscopie électronique. Leurs résultats viennent de paraître dans la revue The FASEB. L'équipe a détecté des mitochondries libres de cellules dans la circulation sanguine. Ces organites sont bien connus car ils sont essentiels pour la cellule et pour la communication intercellulaire, mais on pensait qu’ils se trouvaient toujours à l’intérieur de la cellule. Les mitochondries ont la particularité de posséder leur propre génome - L’ADN mitochondrial – qui n’est transmis que par la mère. Cette découverte ouvre la voie à de nombreuse pistes de recherche : des pistes thérapeutiques, notamment en matière de diagnostique ou en réponses immunitaires. Ces mitochondries extra-cellulaires soutiennent aussi l'hypothèse d'une nouvelle communication entre les cellules.  

Alain Thierry est directeur de Recherche Inserm à l’Institut de recherche en cancérologie de Montpellier. Il a dirigé cette étude.

Le radiotélescope chinois FAST est enfin opérationnel 

FAST est la deuxième antenne parabolique la plus grande du monde, large de plus d’un demi-kilomètre de diamètre. Sa mission principale est l'étude des pulsars. En test depuis 2016, FAST en a déjà découvert deux, en août 2017. Sa sensibilité lui permet de mesurer la synchronisation des pulsars 50 fois plus précisément qu'auparavant. Des collaborations internationales sont-aussi prévues pour la détection d’ondes gravitationnelles et pour de l’interférométrie à très longue base.

Histoire évolutive des plantes : deux "explosions" génomiques

Comment de l’algue marine, est-on passé à une grande variété d’espèces végétales ? On pensait que cette évolution s’était faite progressivement au niveau génétique. Des chercheurs britanniques démontrent l’inverse. Selon leur étude parue dans la revue Current Biology, l'évolution des plantes terrestre a été marquée par deux "explosions" génomiques. Deux grands épisodes de diversification génétique ont permis aux plantes d’évoluer et de s’adapter. La première a eu lieu il y 629 millions d’années et a conduit à la « multicellularité » des plantes. La seconde bouffée génomique a, elle, conduit à la transition mer-terre. 

Notre système alimentaire ne peut nourrir de façon durable que 3,4 milliards de personnes.

Selon une étude parue dans Nature Sustainability, notre système alimentaire ne peut nourrir - de façon durable - que 3,4 milliards de personnes – soit un tiers de la population. Les chercheurs de l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam propose des limites à ne pas franchir dans l’agriculture, pour préserver les ressources planétaires : limiter l’utilisation d’azote - responsable des zones mortes dans les lacs et les océans, limiter l’utilisation de l’eau de sources, et préserver la biodiversité. Selon ce papier, le système agricole mondial transgresse toutes ces limites planétaires.

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