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Images de cellules tumorales humaines qui envahissent une matrice de collagène.

La découverte d’un mécanisme cellulaire responsable de l’aggravation des cancers du sein

6 min
À retrouver dans l'émission

Le rôle d’une enzyme dans la prolifération de cellules tumorales, et autres actualités scientifiques.

Images de cellules tumorales humaines qui envahissent une matrice de collagène.
Images de cellules tumorales humaines qui envahissent une matrice de collagène. Crédits : Guilherme Nader/ Institut Curie

On commence ce journal avec une étude parue hier dans la revue CELL, et la découverte d’un mécanisme cellulaire responsable de l’aggravation des cancers du sein. En 2016, une équipe a découvert que lorsque les cellules sont comprimées, leurs noyaux se déforment au point de se casser. Cette rupture de l’enveloppe nucléaire (de l’enveloppe du noyau qui renferme l’ADN) a pour conséquence d’abîmer l’ADN. Dans cette nouvelle étude, la même équipe montre que c’est aussi le cas pour les cellules cancéreuses, et en particulier concernant le cancer du sein. Sur des cellules tumorales humaines étudiées in vitro, les chercheurs montrent que dans le développement d’une tumeur mammaire, il y a des contraintes mécaniques sur la tumeur, qui se développe en général à l’intérieur des canaux lactiques. Lorsqu’elle sera à l’étroit dans ce canal, elle va commencer à le déformer et au bout d’un moment, elle va briser l’enveloppe du canal puis envahir les tissus qui sont autour. Ce passage d’une tumeur « in situ » (et donc relativement bénigne) dans le canal lactique correspond à une étape « invasive ». A ce moment-là, la maladie est beaucoup plus difficile à soigner. Ce passage serait causé par l'enzyme TREX1, laquelle devient donc une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement du cancer du sein. 

Entretien avec Mathieu Piel, chercheur CNRS à l’institut Currie et Co auteur de cette étude. 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Mathieu Piel

Le programme Japonais de nettoyage spatial

La JAXA (agence d'exploration aérospatiale japonaise) précise son programme de nettoyage spatial. Au moment où vous lisez ces lignes, des dizaines de milliers de débris tourbillonnent au-dessus de vous, à près de 30.000 km/h.  La pollution spatiale est un problème de taille qui risque, à terme, de paralyser l'activité spatiale. La JAXA se lance dans les premières démonstrations à grande échelle de nettoyage de déchets spatiaux. L’agence japonaise vient de s’associer avec la firme RocketLab et la société AstroScale. La première étape de ce programme prévoit l’envoi en 2023 d’un satellite pour étudier et observer plus précisément ces déchets et leur mouvement en orbite. La seconde étape consistera à tester une nouvelle technologie d'élimination des débris. Cela consiste, grosso modo, à les dé-sorbiter. Les premiers essais auront lieu en 2025. 

Les plus anciennes traces de domestication du feu en Europe ?

Selon une étude parue dans "les comptes rendus Géoscience de l’Institut de France", nous avons peut-être découvert les plus anciennes traces de domestication du feu en Europe. Dans le Sud de la France, dans la Caune de l'Arago, une équipe française a identifié les traces d’un ancien feu qui remonte à 560.000 ans. Les plus anciennes traces que nous avons dans cette grotte sont vieilles de 400.000 ans. Pour le moment, l’origine de ce feu est encore débattue, car nous ne savons toujours pas s’il est d’origine humaine, ou naturelle – s’il s’agit d’un incendie. Toutefois, la méthode utilisée par ces chercheurs est novatrice. Elle combine des mesures de susceptibilité magnétique, un examen microscopique et de la spectroscopie RAMAN, le tout pour débusquer d’anciens résidus de combustion parmi les sédiments. 

Une nouvelle espèce animale biofluorescente

Enfin, dans une étude parue dans "The American Midland Naturalist", les scientifiques ont découvert une nouvelle espèce animale biofluorescente. L’année dernière, des chercheurs ont découvert par hasard que l’ornithorynque est biofluorescent, c’est-à-dire qu’il brille à la lumière ultra-violette. C'est une caractéristique fréquente chez les plantes, les invertébrés… mais peu connue chez les mammifères. Depuis, les naturalistes du monde entier parcourent avec des lampes UV les collections des muséums. Apres l’opossum, le hérisson et l’écureuil volant, c’est donc au tour d’un petit rongeur fouisseur d’être bio-fluorescent : le rat à poche, de la famille des géomyidés, proche du castor. Une équipe internationale a éclairé des animaux vivants et taxidermisés sous une lampe UV : leur pelage devient rose vif sur le ventre et bleu près des babines. La biofluorescence reste un mystère dans l’histoire évolutive des mammifères. 

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