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La plus grande carte de la matière noire

3 min
À retrouver dans l'émission

Cartographier l'invisible ; et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY - Getty

On commence ce journal avec une étude parue dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society et la plus grande carte de la matière noire jamais réalisée. La quasi-totalité de notre univers serait composée à plus de 95% d’une matière inconnue, dont 26 % de matière noire. Depuis la prédiction de cette matière sombre il y a 80 ans, nous ne l’avons encore jamais détectée. Pour mieux traquer cette matière totalement invisible, une équipe internationale (dont des chercheurs du CNRS) vient de créer une carte de l’invisible : la plus grande cartographie de la matière noire jamais réalisée. Jusqu’à présent, nous n’en n’avions qu’une petite surface du ciel. Les chercheurs ont utilisé les données du programme DES (Dark Energy Survey) depuis le télescope Blanco au Chili. Ils ont utilisé les images de plus de cent millions de galaxies et l'ensemble de données de lentilles gravitationnelles. Ce qui trahit la matière noire, c’est que sa gravité dévie la trajectoire de la lumière et crée ces effets de lentilles gravitationnelles, qui déforment les images des galaxies dans le ciel. A l'aide de nouvelles méthodes statistiques inspirées de l'IA, ils ont reconstitué cette carte de la matière noire. Cette carte couvre un quart du ciel de l'hémisphère sud, mais dans quelques années, la mission Euclid de l’ESA (et son télescope spatial) devrait mesurer plus d’un milliard de galaxies, et couvrir près de la moitié du ciel. 

Le pré-rapport du GIEC sur le climat

Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) travaille actuellement sur un sixième rapport d’évaluation. L’AFP a pu consulter ce pré-rapport. Pour le moment, il est difficile de commenter un travail qui est toujours en cours. Le rapport d’évaluation complet de 4.000 pages devrait être publier le 9 août, après une session d'approbation du 26 juillet au 6 août. Selon l’AFP, ce projet de rapport sur les impacts du dérèglement climatique serait plus alarmiste que les précédents. Pénuries d’eau et conséquences sur l’agriculture, catastrophes météorologiques extrêmes, les impacts de la crise actuelle pourraient devenir palpables bien avant 2050. Il se pourrait que même une limitation de la hausse des températures à 1,5°C ne soit pas suffisante et qu’elle aurait des "impacts irréversibles pour les systèmes humains et écologiques".

Le pollen pourrait transporter des virus

Selon une étude parue hier dans la revue Physics of Fluids, les virus pourraient se déplacer sur du pollen en suspension dans l’air. Un duo de chercheurs a fait une modélisation pour comprendre comment un virus à ARN, tel que le SARS-CoV-2, peut se propager grâce à des grains de pollen. Ils ont simulé un regroupement en plein air de 10 ou de 100 personnes, dont quelques-unes qui répandent des particules de SARS-CoV-2, à 20 mètres d’un saule au printemps. Ces arbres peuvent produire environ 1.500 grains de pollen par mètre cube d’air. Ces grains de pollen ont traversé la foule en moins d’une minute et ont ramassé des particules virales. Selon ce modèle, ces particules virales peuvent même être transportées sur de longues distances. Ce ne sont que des estimations, mais il se pourrait que de forts niveaux de pollen dans l’air puissent augmenter la propagation du virus et les taux d’infection par le SARS-CoV-2.  

Vénus : des indices d’une planète géologiquement active 

Enfin une étude parue dans la revue PNAS décrit un phénomène géologique sur Vénus proche de ceux qu’on observe sur Terre. Une équipe américaine a cartographié la surface de Vénus grâce aux données de la sonde Magellan recueillies dans les années 1990. Ils ont découvert que Vénus possède une sorte de tectonique des plaques. Il ne s'agit pas exactement des plaques tectoniques comme sur Terre mais d’énormes blocs de croûtes planétaires, larges d’une centaine de kilomètres à plus de 1000 kilomètres, et qui se déplacent grâce aux flux de chaleur à l'intérieur de la planète. Ces blocs ont été baptisés des « campi » et on en dénombre 58 qui se frottent les uns aux autres. Les futures missions vénusiennes nous en diront plus sur ces campi et sur l’activité géologique de cette planète. 

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