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Une étude remet en cause l'efficacité de l'ostéopathie dans le traitement des lombalgies

Ostéopathie contre le mal de dos : pas plus efficace qu'un placebo ?

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Ostéopathie contre le mal de dos : pas plus efficace qu'un placebo ? Et autres actualités scientifiques

Une étude remet en cause l'efficacité de l'ostéopathie dans le traitement des lombalgies
Une étude remet en cause l'efficacité de l'ostéopathie dans le traitement des lombalgies Crédits : laindiapiaroa - Getty

On commence ce journal avec une étude sur les effets de l’ostéopathie dans le traitement des lombalgies. Une équipe de l’hôpital Cochin a mené cette recherche sur 400 patients souffrant de lombalgie et les résultats sont parus dans la revue JAMA le 15 mars 2021. La lombalgie commune, le mal de dos, peut devenir chronique lorsqu’elle dure plus de trois mois et avoir un impact négatif sur la vie des personnes qui en souffrent. Dans ce contexte, bon nombre de personnes se tournent vers l’ostéopathie pour régler leurs maux de dos. L’étude en question a donc cherché à évaluer les effets de l’ostéopathie. Les participants ont bénéficié de six séances de manipulations ostéopathiques ou de six séances de manipulations placebo, dispensées par des ostéopathes exclusifs, c’est-à-dire non professionnels de santé, à raison d’une séance toutes les deux semaines, pendant trois mois. Plusieurs critères ont été pris en compte dans cette étude : le critère d'évaluation principal a été la diminution du retentissement de la lombalgie sur les activités de la vie quotidienne à 3 mois. Les critères de jugement secondaires ont été la douleur, la qualité de vie, le nombre et la durée des arrêts maladie, le nombre d'épisodes de lombalgie et enfin la consommation de médicaments à trois et à douze mois.  Conclusion de l’étude : « les manipulations ostéopathiques ont un effet faible et non cliniquement pertinent, sur le retentissement de la lombalgie sur les activités de la vie quotidienne à 3 et 12 mois, en comparaison aux manipulations placebo. Les manipulations ostéopathiques n’ont pas d’effet sur la douleur, la qualité de vie ou la consommation de médicaments. » La pertinence des manipulations ostéopathiques sur des personnes souffrant de lombalgie est donc remise en question.

Un bon rhume serait-il le début d’une protection contre le Covid 19 ?

C’est ce que suggère une étude menée par une équipe de l’Université de Glasgow. Le rhinovirus humain déclenche une réponse immunitaire innée qui semble bloquer la réplication du SARS-CoV-2 dans les cellules des voies respiratoires. Il est important de souligner que cette étude a été menée in vitro sur des cellules respiratoires humaines, on est donc encore loin de pouvoir tirer les mêmes conclusions sur des cellules in vivo. De futurs travaux vont être menés pour comprendre comment se déroulent ces interactions entre rhinovirus et coronavirus et essayer de déterminer leur impact sur la transmission de la maladie. Les chercheurs concluent qu’en attendant « la vaccination reste la meilleure méthode de protection contre le COVID-19 ».

Première image du champ magnétique autour du trou noir M87

On se souvient avec émotion de la première image du trou noir M87 livrée par la collaboration Event Horizon Telescope en 2019. L’image évolue avec cette fois une capture en lumière polarisée de la silhouette du trou noir. La lumière se polarise lorsqu’elle passe à travers certains filtres, comme les verres de lunettes de soleil polarisés, ou lorsqu’elle est émise dans des régions chaudes de l’espace qui sont magnétisées. Les astronomes ont pu améliorer leur observation de la région autour du trou noir M87, en regardant comment la lumière qui en provient est polarisée. Et plus précisément, cette polarisation permet aux astronomes de cartographier les lignes de champ magnétique près du trou noir. Cette nouvelle image offre donc un aperçu de la dynamique du trou noir et elle est essentielle pour comprendre comment il attrape de la matière et émet de puissants jets.

Un nouveau type de basalte a été découvert sous l’Océan Pacifique

Ca se passe au Sud du Japon. Les chercheurs de l’Université de Leeds ont descendu leurs équipements à 6 km sous la surface de l’océan et ont foré le sol terrestre sur 1,5 kilomètre. Ils ont découvert un type de basalte à la composition chimique et minérale jusqu’alors inconnue. Il s’agit d’une tholéiite, pauvre en titane et en potassium, qui contient des pierres précieuses riches en aluminium qu’on appelle des spinelles. Ce nouveau type de basalte auraient été produit  par des éruptions volcaniques intenses il y 1 à 2 millions d’années. Les chercheurs soulignent avec amusement qu’à une époque où l’on part à la découverte des sols d’autres planètes, des découvertes tout aussi intéressantes sont encore à réaliser sur Terre.

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