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Un faisceau laser bleu utilisé pour mesurer l'influence des effets quantiques sur la diffusion de la lumière

Un effet quantique peut-il rendre la matière invisible ?

6 min
À retrouver dans l'émission

Un effet quantique rendant la matière invisible est démontré pour la première fois et autres actualités scientifiques

Un faisceau laser bleu utilisé pour mesurer l'influence des effets quantiques sur la diffusion de la lumière
Un faisceau laser bleu utilisé pour mesurer l'influence des effets quantiques sur la diffusion de la lumière Crédits : Christian Sanner, Ye labs/JILA

Un effet quantique peut rendre la matière invisible 

Trois études indépendantes publiées dans la revue Science démontrent pour la première fois un effet quantique rendant la matière invisible. Cet effet est appelé “blocage de Pauli”. Il découle du principe d’exclusion présenté dès 1925 mais jamais démontré expérimentalement. Il stipule que deux particules semblables ne peuvent pas être dans le même état, donc occuper les mêmes niveaux d'énergie. Ce principe, valable pour les électrons ou les protons, a été appliqué cette fois à des atomes entiers. 

Pour parvenir à ces résultats, des chercheurs du MIT ont refroidi et comprimé un nuage de lithium gazeux. En approchant du zéro absolu, les atomes de lithium sont très ralentis et ne peuvent plus passer d’un état à l’autre. Ils sont donc “bloqués” et ne peuvent plus interagir avec la lumière. Les chercheurs sont ainsi parvenus à diminuer la diffusion de la lumière dans ce gaz de 37%. Et en poussant cette expérience à l’extrême, il serait possible de rendre le nuage de gaz quasiment invisible. Trois équipes indépendantes ont reproduit cette même expérience avec des gaz différents et ont obtenu des résultats similaires. Cet effet pourrait être utilisé pour le traitement quantique de l’information.

Jean Dalibard est physicien, professeur au Collège de France et médaille d’or CNRS 2021 pour ses travaux en mécanique quantique 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS jean dalibard

L’OMS redoute 700 000 morts supplémentaires du COVID-19 en Europe d’ici au printemps 2022

L’Europe est à nouveau l’épicentre de la pandémie. L’organisation mondiale de santé estime qu’au rythme actuel de propagation du virus, le nombre total de décès pourrait être porté à 2,2 millions dans les 6 prochains mois. En cause selon l’OMS, la prévalence du variant Delta, plus contagieux, l’assouplissement des mesures anti-Covid-19 malgré le retour du froid et, une couverture vaccinale insuffisante.Un conseil de défense sanitaire s’est tenu à l’Elysée ce matin et à sa sortie, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, à préciser les trois axes de lutte contre cette cinquième vague en France, par un renforcement, des mesures barrières, du pass sanitaire et du rappel vaccinal. Des annonces concrètes sont attendues dès demain.

Des micro-robots poissons contre des cellules cancéreuses 

Une étude publiée dans American Chemical Society montrent que l'on peut utiliser des micro-robots pour délivrer une chimiothérapie. Le but est de cibler spécifiquement les cellules cancéreuses pour limiter les effets secondaires de ces traitements. Et pour les différencier des cellules saines, les cellules cancéreuses ont une particularité : leur environnement est légèrement plus acide.C’est cette caractéristique que les chercheurs ont exploité, en imprimant en 3D ces petits robots dans un composant particulier : l’hydrogel, c’est un matériau qui réagit aux variations de pH. Ainsi, lorsqu’il est exposé à un pH faible, la rétraction du gel provoque un petit trou permettant au médicament de diffuser à travers la membrane. Le poisson approchant de cellules cancéreuses détectent la variation de pH et libèrent sa chimiothérapie. Il s’agit pour l’instant d’une preuve de concept ; avant d’être introduits dans un corps humain, leur taille devra être réduite.

La sonde DART de la NASA a décollé avec succès

Cette mission a pour but de tester notre capacité à dévier la trajectoire d'un petit corps par un impact. La cible est un astéroïde binaire : il s’agit de Didymos et sa lune Dimorphos. Pour les dérouter, la sonde percutera Dimorphos à une vitesse de 6 km/s soit 24.000 km/h. Selon les calculs, la trajectoire de cette lune serait décalée de quelques millimètres. Cela paraît peu, mais cela pourrait être suffisant pour nous protéger d’un astéroïde menaçant. L'astéroïde visé par cette sonde n’est pas dangereux pour la Terre, il passera à plus de 10 millions de kilomètres de la Terre. C’est pourquoi le voyage de DART devrait durer un peu moins d’un an : l’impact de ce vaisseau kamikaze n’aura pas lieu avant septembre 2022.

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