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Univers jeune : des galaxies très matures

5 min
À retrouver dans l'émission

L'observation d'une centaine de galaxies de l'univers primitif et autres actualités scientifiques.

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. Crédits : NASA

Selon une étude parue hier dans la revue Astronomy & Astrophysics, les galaxies jeunes – même très jeunes - sont déjà très matures  Une équipe française a voulu observer des galaxies lorsque l’univers était assez jeune. Aujourd’hui, l’univers a 13,6 milliard d’années ; les chercheurs ont observé des galaxies alors que l’univers était âgé de seulement 1 milliard d’années. L’objectif est de comprendre comment se forment les premières galaxies, et de comprendre comment elles ont évolué, jusqu’aux galaxies qu’on observe aujourd’hui dans notre univers proche. Ils ont étudié 118 galaxies, qui ont d’abord été découvertes dans le rayonnement ultraviolet et infrarouge des télescopes Hubble et Spitzer. Puis, ils les ont observées pendant 70 heures avec l’interféromètre ALMA, installé sur le plateau d’Atakama au Chili. Grâce aux ondes submillimétriques, ils ont mesuré la quantité de gaz et de poussière de ces galaxies. Résultat : ces galaxies ont déjà vu mourir au moins une génération d’étoiles. 

Entretien avec Guilaine Lagache, astronome au laboratoire d’astrophysique d’Aix-Marseille et cosignataire de cette étude. 

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Guilaine Lagache

Comment le parasite du paludisme se cache dans l'organisme

Selon une étude parue dans Nature Medicine, le parasite du paludisme modifie le fonctionnement de ses gènes pour se cacher dans le sang humain.  Chaque année, environ 200 millions de personnes contractent cette maladie, qui a tué en 2018 près de 400 000 personnes. Cinq espèces du parasite « Plasmodium » en sont responsables. Une équipe allemande a étudié l’une d’elle. Les chercheurs ont suivi 600 personnes au Mali pendant 2 ans. Ils ont analysé les gènes du « Plasmodium Falciparum », prélevés sur les patients, à différentes saisons. En saison sèche, le parasite produit une molécule qui influence les globules rouges et qui lui permet de persister dans le sang à bas bruit, avant de se réveiller pour la saison des pluies. Selon les auteurs, pour réussir à éliminer le paludisme, cibler les personnes qui tombent malades ne suffira pas, il faudrait aussi traiter les patients pendant les saisons sèches.

Le microbiome des abeilles : une signature olfactive

Comment les abeilles d’une même ruche se reconnaissent-elles entre elles ? D’autant plus qu’on sait qu’avec un grand nombre de père pour la fécondation de la reine mère, on sait que chaque colonie possèdent une grande diversité génétique. Selon une étude parue dans Science Advances, pour les colonies d'abeilles, c’est le microbiome intestinal qui définit l'appartenance à un groupe social. Cette équipe américaine vient de prouver que chaque colonie possède un profil olfactif, un parfum particulier influencé par la flore bactérienne intestinale des abeilles. Comme les abeilles d’une même colonie partagent leur nourriture, elles développent une signature chimique spécifique à leur colonie. Encore une fois, cette étude illustre l’importance du microbiome dans les traits de comportement des animaux.

Les types de personnalités pour qui le confinement est le plus difficile

Et enfin, selon une étude parue dans la revue American Psychologist, les psychologues ont découvert les types de personnalités pour qui le confinement est le plus difficile. Une équipe internationale a analysé les réponses d’une enquête mondiale sur le comportement et la perception des évènements entre mars et avril. Les chercheurs ont analysé les réponses de plus de 100 000 personnes de 55 pays. Les participants ont d’abord été classés selon le modèle des Big Five : un modèle descriptif de la personnalité en cinq traits majeurs : l’ouverture, la conscienciosité,  l’extraversion, l’ agréabilité et le névrosisme. Selon les chercheurs, ces facteurs de personnalité pourraient prédire si les gens respecteraient un confinement - ou non. Selon ce papier, seuls ceux de la catégorie "extraversion"  sont plus susceptibles d'enfreindre les règles de quarantaine car ils supportent plus difficilement l’enfermement. 

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