LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Réveil

Insomnie et prédispositions génétiques

10 min
À retrouver dans l'émission

Les prédispositions génétiques de l’insomnie, les conséquences du réchauffement climatique sur les nuages et autres informations scientifiques de la semaine.

Réveil
Réveil Crédits : PeopleImages - Getty

Les mécanismes génétiques de l'insomnie

Dans « Nature Genetics », une étude approfondit les mécanismes génétiques de l’insomnie. C’est l’un des problèmes de santé les plus répandus dans le monde : il concerne 770 millions de personnes. En France, 16% des adultes de plus de 15 ans souffrent d’insomnies chroniques.

On sait qu’il y a une forte composante neurobiologique et cela fait plusieurs années que l’on cherche des gènes liés à l’insomnie. Avec cette étude, cela se précise un peu plus. 

L’ADN d’un million trois cent mille patients a été analysé. C’est la plus grande étude d'association génétique jamais menée. Sur cette très grande cohorte, 30% sont diagnostiqués insomniaques selon les critères cliniques. Et des facteurs de vulnérabilité à l’insomnie ont été détectés : 956 gènes sont impliqués dans les troubles du sommeil. 

Joëlle Adrien, présidente de l'Institut national du sommeil et Neurobiologiste à l’INSERM, et Isabelle Arnulf, neurologue à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris et directrice du service des pathologies du sommeil, nous parlent des corrélations génétiques qui ressortent de cette étude.

Conséquences du réchauffement climatique sur les nuages

Dans "Nature Geoscience", une étude s’inquiète des conséquences du réchauffement climatique sur les nuages : les émissions de carbone menacent directement les stratocumulus. Selon elle, si on atteint des niveaux de CO2 dans l’atmosphère de 1200 parties par million, les stratocumulus pourraient disparaître. Selon les simulations, cela pourrait se produire dans 100 ans, si l’on poursuit nos activités au rythme actuel. 

Les stratocumulus sont ces nuages bas qui couvrent les océans, qui réfléchissent beaucoup la lumière du soleil et qui ont donc un effet refroidissant. L’étude explique que s'ils venaient à disparaître, cela provoquerait un réchauffement supplémentaire de l’atmosphère d’environ 8°C. Ces résultats sont déjà discutés par la communauté scientifique. Néanmoins, ils mettent en exergue un effet boule de neige non négligeable, qu’on appelle la « rétroaction positive », ou «  feedback » en anglais.  

François Marie Bréon est physicien-climatologue et directeur adjoint du laboratoire des sciences et de l’environnement.

En bref

- Mission réussie pour Hayabusa-2 : la sonde japonaise a réussi à prélever des échantillons de poussières de l’astéroïde Ryugu.

- Le premier vol d’essai inhabité de la fusée de Space X aura lieu demain matin au Cap Canaveral en Floride.

- La rougeole avait disparu du Costa Rica depuis 2014 ; une famille de Français vient de réintroduire le virus dans le pays.

- Dans les Galápagos, la découverte d’une tortue géante, une espèce que l’on croyait éteint depuis un siècle.

L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......