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Prendre une décision : les erreurs d’évaluation de notre cerveau sont plus déterminantes que la curiosité

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Une étude prouve que nous avons surestimé le principe de curiosité et autres actualités scientifiques.

Crédits : BSIP - Getty

Selon une étude parue dans Nature Neuroscience : nos prises de décisions sont en réalité plus guidées par des erreurs d’évaluation de notre cerveau que par notre curiosité. Une équipe Inserm s’est posée la question de savoir pourquoi certains de nos choix semblent poussés par l’envie d’explorer l’inconnu. Par exemple : dans quel restaurant dîner ce soir? Mon adresse préférée ? Ou plutôt celle-ci, que je ne connais pas ? Une expérience a été menée avec une centaine de personnes, placées dans un jeu de machine à sous. Ils devaient choisir entre deux leviers, un qui marche et qui enclenche des récompenses, et le second, plus incertain. À partir de cette expérience, les chercheurs ont créé un modèle mathématique du comportement. Ils ont également enregistré l'activité cérébrale des participants. Quand l'un d'entre eux est amené à réaliser deux fois le même choix, on voit que le néocortex - une zone impliquée dans la prise de décision - fluctue et n’active pas exactement la même région cérébrale.

Interview avec Valentin Wyart, chercheur Inserm au laboratoire de neurosciences cognitives de l’ENS à Paris. Il est cosignataire de cette étude :

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Valentin Viard

Un nouveau type de trou noir

Selon une étude parue aujourd’hui dans la revue Science, nous aurions peut-être découvert un nouveau type de trou noir : un minuscule trou noir, presque indétectable. Les chercheurs de l’Université de l’Ohio ont étudié les oscillations d’étoiles à 10.000 années-lumière de la Terre, dans un système de la constellation du Cocher. Une géante rouge de 3,2 fois la masse du Soleil orbite là-bas autour d’un objet qui ne fait que 20 kilomètres de diamètre -  c’est à dire la longueur de Manhattan - mais 3,3 fois la masse du Soleil. Il s’agirait d’un trou noir calme, car contrairement à ses semblables, il ne semble pas dévorer le gaz de son étoile partenaire. Il manque encore des données afin de pouvoir trancher sur la nature de cet objet.
 

Les effets collatéraux des pesticides sur les poissons

Une étude parue hier dans la revue Science nous apprend que les néonicotinoïdes affectent aussi les écosystèmes aquatiques. On connait les effets ravageurs des pesticides sur les abeilles mais nous n’avions pas encore mesuré les effets collatéraux de ces produits sur les poissons. Cette équipe japonaise a analysé vingt ans de données de surveillance de la qualité des eaux, notamment celle d’un lac. Dès le début de l’utilisation des néonicotinoïdes dans les rizières en 1993, la biomasse du zooplancton a chuté de 87 %. Cela a ensuite impacté tout le reste de la chaîne alimentaire. Les chercheurs montrent l’effondrement de deux espèces de poissons d’eau douce qui se nourrissent de zooplanctons. 

Les néandertaliens savaient maîtriser le feu

Une étude parue dans Nature montre que les néandertaliens savaient maîtriser le feu. On s’en doutait mais on ne savait pas s’il savait le déclencher. Une équipe internationale prouve qu'ils en étaient bien capables. Ils ont analysé la composition chimique d’une ancienne grotte : le taux d’isotope d’hydrogène dans les couches sédimentaires montre une utilisation intensive du feu par les néandertaliens. De plus, l’étude montre que les feux de forêt autour de cette grotte étaient rares. Homo sapiens n’a donc pas le monopole du feu. 

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