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Un implant cérébral pourrait permettre à des aveugles de recouvrer la vue.

Restaurer la vue grâce à des neuroprothèses : une étude apporte la preuve de ce concept

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La prothèse ne fonctionnerait que pour les personnes qui ont perdu ce sens à cause d’une maladie ou d’un accident. Et autres actualités scientifiques de la semaine.

Un implant cérébral pourrait permettre à des aveugles de recouvrer la vue.
Un implant cérébral pourrait permettre à des aveugles de recouvrer la vue. Crédits : stevenfoley - Getty

Selon une étude parue aujourd’hui dans la revue Science, il serait possible de restaurer la vue grâce à la stimulation corticale. Stimuler le cerveau avec un implant pour créer une vision artificielle est une idée qui remonte aux années 70 mais pour le moment, les différentes expériences se sont montrées peu probantes. Une équipe hollandaise vient de réaliser une percée. Deux singes voyants ont été formés à reconnaitre des lettres et à réagir de façon particulière pour chacune d’elles. Les macaques ont ensuite reçu des implants haute résolution de 1024 électrodes implantées dans leur cortex visuel. Le cortex visuel, c’est un peu l’écran de cinéma de notre cerveau. Lorsque le cerveau reçoit la stimulation électrique - via l’électrode implantée - cela génère la perception d'un point de lumière à un endroit particulier de l'espace visuel, ce que l’on appelle un "phosphène". Les singes ont bien reconnu la forme des lettres dans ces phosphènes et ont eu une réaction adéquate. L’innovation ici a été de s’être intéressé au cortex visuel plutôt qu'à la rétine ; ce procédé ne fonctionnerait pas si le nerf optique était endommagé. On est encore loin de restaurer la vue des personnes aveugles, mais cette étude est une preuve de concept.

Polarisation du rayonnement du fond diffus cosmologique : les indices d'une nouvelle physique ? 

Selon une étude parue dans la revue Physical Review Letters, le fond diffus cosmologique cache peut-être des indices d'une nouvelle physique. Le fond diffus cosmologique, c’est la plus vieille lumière de l’Univers : un rayonnement électromagnétique fossile émis 380 mille ans après le Big-Bang. Une équipe internationale a utilisé les données de Planck publiées en 2018. Les chercheurs ont développé une nouvelle méthode afin de mesurer l'angle de polarisation du rayonnement du fond diffus cosmologique. Ils l’ont étalonné avec l'émission de poussière de notre propre Voie lactée. Leurs résultats révèlent des indices d’une torsion de la lumière, ce qui pourrait être le signe d’une violation de la symétrie P. On pense que les lois de la physique régissant l'univers ne changent pas lorsqu'elles sont retournées dans un miroir, et c'est ce qu'on appelle la symétrie P. Or, si cette symétrie P est violée, elle peut détenir la clé pour comprendre la nature insaisissable de la matière noire et de l'énergie noire. L’indice des chercheurs de violation de symétrie P a atteint un niveau de confiance de 99,2%, mais pour revendiquer une découverte d'une nouvelle physique, il faut atteindre plus de 99,9%. Néanmoins, cette étude montre que le fond diffus cosmologique mérite d'être étudié de plus près.

En bref

- Une équipe française perfectionne la mesure d’une constante fondamentale de la physique

- Selon une étude, il y a 6 chronotypes humains, pas seulement les lève-tôt et les couche-tard

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