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Pourquoi l’épidémie de sida ne recule pas?

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En France, le nombre de découvertes de séropositivité VIH stagne ; les océans absorbent 30% des émissions de CO2 et autres informations scientifiques de la semaine.

Crédits : Getty

Chaque année, environ 6000 personnes découvrent leur infection par le VIH

La 25ème édition du Sidaction commence aujourd’hui. Santé Publique France vient de publier son rapport sur l’évolution de l’infection au VIH : l’épidémie ne recule pas.

En 2017, plus de 6400 personnes ont découvert leur séropositivité. Ce sont des chiffres qui stagnent alors qu’on espérait les voir baisser. D’une part, parce qu’en France, on est dans un pays où une grande proportion de gens diagnostiqués sont en sous-traitement et, rappelons-le, une personne bien traitée n’est plus contaminante. Cela contribue à diminuer le risque de transmission. D’autre part, les modes de prévention se sont diversifiés :  la PrEP par exemple, le traitement préventif, est efficace et disponible pour tous.  

Mais il y a des données problématiques dans cette étude : 52% des personnes diagnostiquées n’avait jamais fait de dépistage auparavant. Autre donnée - qui nous vient d’un sondage commandé par Sidaction : 23% des 15 à 24 ans s’estiment mal informés sur le Sida. C’est le taux le plus haut depuis 2010.

On apprend également que 30% des diagnostics sont des diagnostics tardifs, c’est à dire à un stade avancé de l’infection. En moyenne, il y a trois ans et demi entre la contamination et le début du traitement. On estime donc qu’environ 28 000 personnes sont porteuses du VIH sans le savoir, c’est ce qu’on appelle « l’épidémie cachée ». 

Le nerf de la guerre c’est le dépistage ! Des villes se mobilisent pour être des « villes sans sida ». À Paris, Nice, Bordeaux, à partir de juillet, on va pouvoir se faire dépister dans n’importe quel laboratoire de la ville, gratuitement et sans prescription. 

Mais les politiques préventives pour contrôler l'épidémie sont elles suffisantes ? 

Interwiew avec Jean-Paul Viard, professeur de médecine à l’université Paris Descartes, et infectiologue à Hôtel-Dieu de Paris, et avec Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’INSERM et présidente de l’action coordonnée « Dynamique des épidémies d’infection VIH » de l’ANRS. 

Les océans et leurs capacités de pompage de CO2 

Une étude parue dans Science revient sur les océans et leur capacité de pompage de CO2. Les résultats publiés confirment ce que l’on sait depuis longtemps : les océans absorbent une grande quantité de gaz carbonique. C’est ce qu’on appelle « un puits de CO2 ». Comme il y a des puits terrestres - comme la forêt ou la tourbière - il y a un puits océanique. On pensait que le puits océanique pouvaient progressivement s’épuiser, être de moins en moins efficace, mais les chiffres sont stables. Ce travail montre qu’entre 1994 et 2007, l’océan a absorbé 34 milliards de tonnes de carbone, ce qui représente environ 30% des émissions de CO2. C’est comparable à ce qui s’est passé durant ces 150 dernières années. 

C'est une bonne nouvelle pour le réchauffement climatique mais il y a un prix à payer.

Entretien avec Jean-Pierre Gattuso est chercheur au Laboratoire d'Océanographie de Villefranche. 

En bref

- Découverte d'une seconde galaxie dépourvue de matière noire

- De prochains résultats « révolutionnaires » sur Sagittarius A*, le trou noir de notre Galaxie

- Les oiseaux marins sont bien capables de pressentir l’arrivée des cyclones

- Le diable de Tasmanie est en train d’évoluer pour coexister avec son cancer

- IMPROBABLOLOGIE : le dubstep fait fuir les moustiques  

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