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SARS-CoV-2 : le lancement d'un essai clinique // Quels risques pour les asthmatiques ? \\ Une découverte importante pour la création d’un vaccin

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À retrouver dans l'émission

Tour d'horizon de l'état de la recherche autour de l'épidémie de Covid-19 ; et autres actualités scientifiques de la semaine.

Crédits : skaman306 - Getty

Le lancement d'un essai clinique français sur le Covid-19 

Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, a débloqué huit millions d'euros de fonds, auxquels on peut ajouter 4,6 millions d’euros de l'Union Européenne. Pour lutter contre l’épidémie, 20 projets pilotés par le CNRS, le CEA et l'Institut Pasteur ont été lancés, ainsi qu'un grand essai clinique qui va débuter la semaine prochaine. Ce dernier est réalisé dans l'objectif d'avoir des preuves scientifiques de l’efficacité (ou non) de différents antiviraux connus. Pour le moment, il n’existe aucun traitement efficace  (pas même la chloroquine, le médicament contre le paludisme). Pour cet essai clinique baptisé « Discovery »,  3.200 patients européens - dont 800 Français - gravement atteints par le Covid-19, vont être suivis pendant 15 jours. Ils seront répartis dans quatre groupes tests différents.

France Mentré est professeure de bio-statistique dans la Faculté de médecine de l’Université de Paris. Elle est co-responsable du projet « Discovery ».

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - France Mentré

Est-ce que les personnes asthmatiques sont plus vulnérables que les autres au Covid-19 ?

A ce jour, on compte plus de 125.500 personnes infectées dans le monde. La France est l'un des pays européens les plus touchés avec 2.968 cas et 61 morts. On sait que les personnes à risque face au virus sont les personnes de plus de 60 ans, principalement les hommes. Les facteurs aggravants sont les maladies cardiovasculaires et les maladies respiratoires chroniques. Si vous avez déjà eu une pneumonie, pas d’inquiétude : vous n’êtes pas plus vulnérable. Une pneumonie est un épisode aigu mais les poumons cicatrisent. En revanche, pour l’asthme - qui touche environ 4 millions de personnes en France - il s’agit d’une inflammation bronchique chronique.

Gilles Garcia est pneumologue à l’Hôpital d’Anthony.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Gilles Garcia

L'identification de cibles pour la création d'un vaccin 

On poursuit avec de la recherche fondamentale : dans une étude parue la revue Cell, Host and Microbe, des chercheurs viennent d’identifier des cibles pour des réponses immunitaires efficaces contre le coronavirus SARS-CoV-2. Une équipe américaine s’est appuyée sur ce qu’on sait déjà des coronavirus, du SRAS-COV et du MERS-COV. Si on connait un individu d’une famille, on a des chances de bien connaître l’autre individu de la même famille. Ils ont utilisé les données existantes sur les réponses immunitaires que ces virus impliquent pour ainsi évaluer quelles sont les parties de SRAS-CoV-2 capables d'activer le système immunitaire. Quand notre système immunitaire rencontre une bactérie ou un virus, il se concentre sur de minuscules molécules, les épitopes, qui permettent au système immunitaire de distinguer les envahisseurs et de concentrer son attaque. Grace à un algorithme de prédiction,  les chercheurs ont identifié et cartographié une dizaine d’épitopes du SARS-CoV-2. Cette étude est une avancée importante pour la création d’un vaccin.

Anne Vanet est professeure de biologie moléculaire et de biologie computationnelle à l’Université de Paris.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Anne Vanet

Les animaux domestiques ne transmettent pas le coronavirus à l’être humain

L’Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail - l'a confirmé : les animaux domestiques ne transmettent pas le coronavirus à l’être humain. Il est peu probable que le virus repasse de l'humain à l'animal, ni les animaux de compagnie, ni les animaux d'élevage. Le cas du chien de Hong-Kong testé « faiblement positif » avait suscité de nombreuses inquiétudes. La présence du virus dans ses cavités nasales et orales ne signifie pas que le chien était contaminé à proprement parler. Il s’agissait d'une contamination environnementale et non pas d’une contamination cellulaire. Les experts de l’Anses ont aussi affirmé qu’une contamination par voie digestive semble également peu probable. 

En bref

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