Les effets collatéraux des pesticides sur la faune aviaire, l’observation d’un pulsar et autres actualités scientifiques.

Les néonicotinoïdes ont des effets délétères sur les oiseaux
Une nouvelle étude parue aujourd'hui dans la revue Science prouve que les néonicotinoïdes ont des effets délétères sur les oiseaux migrateurs. Cela est peu surprenant car on connait les effets collatéraux de ces produits sur d’autres espèces, comme les abeilles, et on a déjà montré qu’il y avait un lien entre les pesticides et le déclin des oiseaux. Mais cette fois, une étude parvient à le quantifier et à révéler un des mécanismes impliqués. Une équipe canadienne a mené une expérimentation sur une trentaine de passereaux. Une partie d’entre eux a consommé l’un des néonicotinoïdes les plus courants, tandis que le groupe contrôle a suivi le même régime mais sans cette substance. Tous les oiseaux étaient équipés de nouveaux petits émetteurs radio pour retracer leurs migrations. On observe d'une part que ceux qui ont consommé des pesticides perdent beaucoup de poids, alors que précisément, les oiseaux doivent faire des réserves avant de partir en migration., et d’autre part, que cela les affaiblit au point de retarder leur envol migratoire de trois à quatre jours.
Interview de Frédéric Jiguet, professeur au Museum National d’Histoire Naturelle en ornithologie et en biologie de la conservation.
L’observation d’un pulsar confirme les prédictions d'Einstein
L’observation d’un pulsar confirme les prédictions de la théorie de la relativité d’Einstein. Les données viennent d’être publiées dans la revue Science. Encore une fois : Einstein avait raison ! Découvert en 2005, ce pulsar est en orbite autour d’une étoile à neutrons, pèse environ 400.000 fois la masse de la Terre, mais tient dans une boule de 10 kilomètres de diamètre. Puisqu'il est ultra-dense, son intensité gravitationnelle devrait déformer l’espace-temps. Dès 2005, on se doutait que ce pulsar montrait des signes de précession. La précession est le changement d'orientation de l'axe de rotation d’un astre. Elle est provoquée, dans le cas du pulsar, par l'influence gravitationnelle de l’étoile à neutrons qui l'accompagne. Pendant quatorze ans, les astronomes de l’Observatoire de Max Planck en Allemagne ont observé les faisceaux d'ondes radio émises par les pôles magnétiques de l’étoile. En plus d'avoir mesuré avec précision les caractéristiques de ces ondes qui correspondent aux modèles, ils ont montré que cette découverte allait aussi permettre de mieux quantifier le nombre de pulsars binaires présents dans notre galaxie.
Interview de Gregory Desvignes, astrophysicien à l’Observatoire de Paris, membre de la collaboration Event Horizon Telescope. Il a dirigé cette étude.
En bref
- Pour sauver le rhinocéros blanc du Nord de l’extinction, une équipe internationale a congelé deux embryons.
- "Les amants de Modène" : les deux squelettes enterrés main dans la main, sont ceux de deux hommes.
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